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[PHOTOS/VIDÉOS] «Vol plané» à la traverse de Tadoussac: l’identité de la victime dévoilée

Un motorisé heurte à toute vitesse l’embarcadère de Tadoussac causant un décès

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Un homme de 40 ans est décédé et une femme de 40 ans a été gravement blessée lorsque leur véhicule récréatif a fait un « vol plané » vers le traversier reliant Tadoussac à Baie-Sainte-Catherine, lundi midi, heurtant violemment le navire et causant la fermeture complète de la route 138 pendant plusieurs heures.

Photo Agence QMI

L’identité du conducteur décédé a été dévoilée mardi matin. Il s’agit d’Éric Belec, un résident de Laval. Il avait succombé à ses blessures en soirée. Sa passagère, une femme de Saint-Étienne-de-Lauzon, à Lévis, lutte toujours pour sa vie. 

Le service de traverse a repris du service lundi soir, plusieurs heures après le spectaculaire accident. Les opérations se faisaient toujours avec un seul traversier mardi matin.  

Le véhicule récréatif aurait connu un problème mécanique et le conducteur a été dans l’incapacité de l’immobiliser dans la pente qui mène à la zone d’embarquement, du côté de Tadoussac, selon la Sûreté du Québec. Il aurait heurté une glissière pour finir partiellement sur le navire.

Photo Agence QMI

  

La circulation a été interrompue dans les deux directions sur la route 138 pour une majeure partie de la journée, alors que le service de traversier a été rendu disponible à nouveau vers 19 h 30.

À quelques secondes près

Cindy Desbiens, de Clermont, prenait ses enfants en photo sur le pont du traversier lorsque l’accident est survenu.

«Le campeur n’a jamais freiné et il a pris la passerelle pour atterrir au bout du bateau», explique-t-elle au Journal.

Photo courtoisie

Or, le traversier venait de quitter Tadoussac et se trouvait désormais à quelques mètres du quai. La passerelle était levée dans les airs, précise Mme Desbiens, si bien que le motorisé «a fait un vrai vol plané».

«Quelques secondes avant, il serait tombé sur un véhicule [à bord]. Quelques secondes après, il tombait dans l’eau. Il a vraiment atterri à la dernière seconde au bout du traversier.»  

Photo courtoisie

Dommages importants

«Ce n’est plus un campeur. Il n’y a plus rien... C’est une boîte de carton qu’on a écrasée», se désole Cindy Desbiens. Les victimes ne sont jamais sorties par elles-mêmes du motorisé. Les services d’urgence sont arrivés en quelques minutes pour leur porter assistance. Personne d’autre que les deux passagers du VR n’a subi de blessures.

La Société des traversiers du Québec (STQ) a terminé le débarquement des passages du traversier impliqué environ deux heures après l’événement. «La prochaine étape est de retirer le véhicule endommagé du traversier, indique la porte-parole de la STQ, Julie Drolet. Une fois cela fait, le navire va être transféré à notre quai-garage pour libérer l’embarcadère. À ce moment-là, nos experts vont faire l’évaluation des dommages sur le navire et sur l’embarcadère.»

 —Avec la collaboration d'Arnaud Koenig-Soutière