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Un hommage au collectif?

Un hommage au collectif?
Photo d'archives, PIerre-Paul Poulin

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Même si l’Impact de Montréal occupe le deuxième rang de l’Association de l’Est, aucun de ses joueurs n’a été invité au match des étoiles de la Major League Soccer. Selon le gardien Evan Bush, cela signifie plus que jamais que le collectif prime sur les individualités au sein du club cette saison. 

«Il n'est pas inhabituel qu’on nous ignore [dans cette ligue]», a-t-il d’abord laissé tomber en souriant, lundi, en marge de l’entraînement de l’équipe. 

«Pour nous, il y a deux façons de voir les choses: la première est de se dire qu'on n'est pas respectés, qu’on ne reçoit pas le crédit qu'on mérite vis-à-vis la saison qu'on a, spécialement avec les épreuves qu'on a dû traverser jusqu'ici, a-t-il poursuivi. D'un autre côté, on s'est mis dans cette situation collectivement, ce qui signifie qu'on ne se fie pas sur une seule personne.» 

D’ailleurs, le fait que l’équipe ait pu se maintenir au classement malgré l’absence prolongée de son capitaine, Ignacio Piatti, en dit beaucoup sur la force du collectif de l’Impact en 2019. 

«Avant, la perception générale au sujet de notre équipe était qu'on se fiait sur "Nacho" pour créer et gagner des matchs, et ce fut certainement le cas dans le passé, a rappelé le portier américain. Mais je pense aussi que ça sous-estimait ce qu'on était en tant qu'équipe. Être deuxième dans l'Est et n'avoir personne au match des étoiles, pour moi, ça démontre qu'on a été bons collectivement et c'est ce qu'on doit continuer à faire.» 

Un défi de taille 

L’Impact affrontera les Timbers de Portland mercredi au Stade Saputo. Finaliste de la Coupe MLS en 2018, le club de l’Oregon est dans une bonne passe et représentera un intéressant casse-tête pour la formation montréalaise, spécialement en milieu de terrain, où l’Argentin Diego Valeri est une menace constante. 

«On connaît ses qualités, il faut toujours rester alerte, même quand on a le ballon, a mentionné le milieu de terrain de l’Impact Shamit Shome. Il faut toujours savoir où ils sont, Valeri et leur nouveau joueur qui compte beaucoup de buts, [Brian] Fernandez. Il faut rester vigilant parce qu'ils ont de bons joueurs offensifs, mais tant qu'on reste équilibrés, qu'on contrôle le ballon et qu'on reste affutés défensivement, on devrait pouvoir les maîtriser.» 

«Ils sont dans une situation intéressante, car ils ont joué au cours du dernier weekend, et ils joueront un autre match à Portland le weekend prochain. Donc, c'est beaucoup de voyages pour eux, ce qui crée de l'incertitude et de l'inconnu quant à leur façon d'approcher ce match», a pour sa part souligné Bush. 

Un repos salutaire 

Une chose est sûre : la pause de trois semaines qui s’achèvera mercredi aura été salutaire pour les joueurs de l’Impact après un début de saison frénétique et exigeant. 

«Il y avait beaucoup de choses dans les quatre ou cinq premiers mois de la saison qui commençaient à peser lourd : les voyages, l’éloignement de la famille, les matchs qui s'enchaînent, tout ça, a observé Bush. Je pense que c'était important de prendre un peu de recul et de recharger les batteries. On peut sentir une nouvelle énergie autour de l'équipe maintenant.» 

«La pause a été bonne pour nous permettre de récupérer, surtout avec le grand nombre de matchs qu'on a joués, a précisé Shome. Nous sommes heureux d'être de retour en action.»