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Noyade: le port de la veste exigé

Un homme de 20 ans est la 9e victime de noyade en lien avec une embarcation

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Photo tirée de Facebook Le jeune Félix Lafontaine, 20 ans, est décédé lundi quand son canot a chaviré sur le Grand lac Saint-François à Lambton, une petite municipalité située en Estrie.

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LAMBTON | Des experts en nautisme souhaitent que le port de la veste de flottaison devienne obligatoire après la mort d’un jeune de 20 ans qui a chaviré avec son embarcation lundi en Estrie, triplant le nombre de noyades du genre depuis l’an passé.

« Est-ce qu’on est rendu à l’étape où le ministre des Transports du Canada devrait exiger à la porter plutôt que de seulement nous obliger à l’avoir à bord ? Nous pensons que oui », a tranché le directeur général de la Société de sauvetage, Raynald Hawkins.

« On appuierait totalement une telle loi », a ajouté le directeur général de Nautisme Québec, Alain Roy.

La loi canadienne stipule qu’il faut avoir un dispositif de flottaison pour chacun des occupants d’une embarcation et qu’il soit de taille appropriée. Mais rien n’oblige une personne à le porter.

En début de soirée lundi, le corps de Félix Lafontaine, 20 ans, de Saint-Georges en Beauce, a été repêché par la Sûreté du Québec (SQ) dans le Grand lac Saint-François, à Lambton, près de Thetford Mines, dans Chaudière-Appalaches.

Il a été retrouvé 13 heures après le chavirement de son canot. La SQ a indiqué qu’il ne portait pas de veste de flottaison. Une enquête est en cours.

Il s’agit déjà de la neuvième noyade en lien avec une embarcation depuis le début de l’année. Il n’y en avait que trois à pareille date l’an passé.

L’an dernier, 13 personnes sont décédées comparativement à cinq et deux en 2017 et 2016.

Obligatoire à porter

« Huit personnes sur 10 décèdent parce qu’elles ne portent pas leur veste », a estimé M. Hawkins.

Les deux directeurs croient qu’une telle loi devrait être adoptée pour les embarcations non pontées (sans cabine) et qui mesurent moins de 6 mètres, comme les canots, les motomarines ou certains bateaux de plaisance.

« Ce sont les embarcations qui ont le plus de risques de chavirer », a précisé Alain Roy.

Le nombre de noyades de tout genre a aussi augmenté comparativement à l’an passé passant de 16 à 22 à pareille date.

« Est-ce que les longues fins de semaine sont des moments propices aux noyades ? Oui », a souligné M. Hawkins en mentionnant qu’il y avait plus de monde sur les étendues d’eau durant cette période.

Il a ajouté que des campagnes de prévention se faisaient vers la fin du printemps ainsi que lors de la troisième semaine de juillet, soit le début des vacances de la construction.