/qubradio
Navigation

Des fondamentalistes chrétiens recruteraient des fidèles parmi des patients en santé mentale, selon un intervenant

bloc Chapelet religion christianisme église catholique croix église
Photo Fotolia

Coup d'oeil sur cet article

Des fondamentalistes religieux, et plus particulièrement des «sous-groupes chrétiens», profiteraient de l’état de vulnérabilité de certains patients pour recruter de nouveaux fidèles dans les départements de soins psychiatriques des hôpitaux québécois, dénonce un intervenant.

«J’ai commencé à me rendre compte [...] qu’il y avait des gens qui avaient profité de la vulnérabilité, de l’isolement de ces clientèles-là pour venir se présenter comme des sauveurs», a soutenu Pierre-Alexandre Richard en entrevue avec Rose-Aimée Automne T. Morin, mardi, à QUB radio.

M. Richard, qui est vice-président de l'Association des Intervenantes et Intervenants en Soins Spirituels du Québec, œuvre également à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas afin d’accompagner les patients dans leur vie spirituelle, peu importe leur religion.

Dans le cadre de ses interventions en milieu hospitalier, ce dernier a toutefois remarqué que des représentants de certains groupes fondamentalistes religieux infiltreraient les départements de soins psychiatriques pour tenter de recruter de nouveaux adeptes et faire la promotion de leur culte auprès d’une clientèle vulnérable.

ÉCOUTEZ l’entrevue de Pierre-Alexandre Richard à QUB radio:  

«Ce sont des gens qui ont une vision très englobante ou fondamentaliste de tout ce qui est la religion. À date, ce que j’ai remarqué, ce sont beaucoup des sous-groupes chrétiens qui vont avoir une lecture fondamentaliste de la bible, qui vont dire "c’est juste la bible qui peut t’aider"», a affirmé M. Richard.

Selon lui, le processus est «très sournois» et se déroulerait «par étapes».

Dans le même ordre d’idées, l’intervenant en soins spirituels a indiqué qu’il avait également aperçu du personnel faire la promotion de leurs croyances à des patients, et ce, dans «différents établissements».

«J’ai vu des membres du personnel avec des croyances, par exemple des Témoins de Jéhovah, qui venaient donner des dépliants», a-t-il précisé.

M. Richard avance par ailleurs que les patients en santé mentale seraient plus vulnérables face à ce genre d’offensives en raison de leur isolement.«Souvent, leur famille ne vient pas les voir à l’hôpital psychiatrique parce que c’est tabou. Ils ont perdu leur cercle social ou ils n’ont plus vraiment d’amis. Donc, ils n’ont pas de cercle de protection autour d’eux», a-t-il avancé.

Visitez qub.radio pour ne rien manquer de notre programmation quotidienne et de nos baladodiffusions