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Guy Carbonneau au Temple de la renommée

Guy Carbonneau est reconnu comme un des meilleurs attaquants défensifs de l’histoire de la LNH.
Photo d'archives Guy Carbonneau est reconnu comme un des meilleurs attaquants défensifs de l’histoire de la LNH.

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Guy Carbonneau a gagné trois fois la coupe Stanley et trois fois le trophée Frank-Selke. Il n’a jamais terminé au sommet des marqueurs de son équipe, mais ça ne l’a pas empêché d’être l’un des grands joueurs de son époque.

Près de 20 ans après son dernier match dans la LNH, l’ex-centre a reçu l’ultime récompense : une place au Temple de la renommée. Il y fera son entrée le 18 novembre prochain en compagnie de Sergeï Zubov, Vaclav Nedomansky, Hayley Wickenheiser, Jim Rutherford et Jerry York.

« Je ne sais pas si on peut parler d’un soulagement, mais ça rend la journée extraordinaire, a raconté Carbonneau. Quand tu vois le jour au Québec, tu rêves de jouer dans la LNH et de porter le chandail du Canadien. C’était une équipe dominante à mon époque. Juste de jouer pour le Canadien, c’était un rêve.

« De rentrer au Temple de la renommée, ce n’est pas vraiment un rêve, mais tu y penses à certaines occasions. Une fois que tu as terminé ta carrière, tu regardes ce que tu as accompli et il y a toujours de l’espoir. Tu souhaites obtenir l’appel, mais ça ne m’empêchait pas de dormir la nuit. Au cours des 19 dernières années, il y a des moments où je croyais avoir une chance. »

Carbonneau a accroché ses patins à la conclusion de la saison 1999-2000, après une longue carrière de 13 ans avec le Tricolore, une année avec les Blues de St. Louis et cinq avec les Stars de Dallas.

Selon les règles établies par le comité de sélection pour le Temple de la renommée à Toronto, un joueur doit attendre trois ans après sa carrière avant de voir les portes du temple à Toronto s’ouvrir. Dans le cas de Carbo, on parle donc d’une attente de 16 ans.

Merci à Gainey

Sur le strict plan des statistiques offensives, Carbonneau se retrouve au 268e rang des meilleurs marqueurs dans l’histoire de la LNH avec 663 points (260 buts, 403 passes). Il est donc très loin de la grande majorité des autres attaquants élus à la mecque du hockey.

L’impact de Carbonneau ne se lisait pas uniquement sur une feuille de pointage. C’était la même histoire pour Bob Gainey, qui a été admis au Temple de la renommée en 1992. Carbo était un maître pour ralentir les meilleurs trios de l’équipe adverse et il n’hésitait pas à plonger sur la glace, en chutant sur le côté, pour bloquer la rondelle avec ses jambières.

« C’est important de ne pas regarder uniquement les statistiques offensives, a noté l’ancien numéro 21 du CH. Il y a d’autres choses que l’offensive sur une patinoire. Bob Gainey a ouvert la porte. Je le remercie, j’ai eu la chance de jouer avec lui. Il était un professeur remarquable pour moi. Le comité de sélection pour le temple n’a pas oublié le type de joueur que j’étais.

« Les gens ont la perception que j’ai sacrifié plusieurs choses quand je suis devenu un centre plus défensif. Je le vois d’une façon différente. J’ai quand même réussi à obtenir ma part de points et je jouais un rôle important. Je regarde un joueur comme Patrice Bergeron aujourd’hui, il est dans la foulée d’un Gainey. »

Si Gainey a servi de modèle, Carbonneau n’a pas oublié de saluer les autres icônes du CH.

« Comme enfant, Jean Béliveau était mon idole, a-t-il rappelé. Je me suis fait repêcher en 1979 et j’ai joué avec des légendes comme Larry Robinson, Bob Gainey, Guy Lafleur et Steve Shutt. Ils avaient fait partie d’une dynastie. J’ai appris des meilleurs professeurs, pas juste sur la glace, mais aussi à l’extérieur de l’aréna. Je rencontrais aussi souvent les Maurice et Henri Richard et Yvan Cournoyer. »

Sa feuille de route

  • 3 conquêtes de la coupe Stanley (1986 et 1993 avec le Canadien, 1999 avec les Stars)
  •  3 fois le trophée Frank-Selke (1988, 1989 et 1992 avec le Canadien)
  • 1318 matchs
  • 260 buts
  • 403 passes
  • 663 points
  • +186