/news/currentevents
Navigation

Il survit à un écrasement d'hydravion, mais cessera de voler

Coup d'oeil sur cet article

Le pilote de l'hydravion qui s'est écrasé lundi, au lac Kénogami, à Saguenay, s'estime chanceux d'être en vie. Après avoir frôlé la mort, il a décidé de cesser de voler. 

L'appareil a été très lourdement endommagé sous la force de l'impact. Pourtant, son pilote s'en est tiré pratiquement indemne. «J'ai été chanceux avec tout ça parce que j'ai juste eu un petit peu de "grafignes" dans le front», a raconté Martin Paradis. 

Lundi, il a décollé vers 14 h, mais en quelques secondes, à 70 mètres d'altitude, il a senti qu'il y avait un problème avec les ailerons de son Murphy Rebel. 

«Il y avait un jeu, mais pas assez. Donc, l'avion n'était plus contrôlable. Donc, à ce moment-là, l'avion est parti en vrille, c'est rentré dans le bois», a expliqué le pilote. 

André Boulanger travaillait sur son terrain quand il a vu l'appareil en difficulté. «Son moteur a coupé, il a braqué vers le sol, puis il a commencé une chute. Il est passé à peu près à 50 pieds au-dessus de ma maison et il a traversé et est venu s'écraser ici», a affirmé le témoin. 

L'hydravion est tombé tout près de la résidence de Claude Collard. «Il est passé juste au-dessus et il a plongé ici. À 20 ou 30 pieds plus au nord, il frappait mon camion; puis, 50 pieds à côté, il pognait mon garage», a-t-il dit. 

Après le choc, le pilote a même réussi à sortir seul des débris. «Je ne me souviens même pas d'avoir détaché ma ceinture, mais je sais qu'elle m'a retenu», a confié M. Paradis. 

Martin Paradis avait mis 17 ans pour monter son hydravion qui volait depuis 2011. Ça lui fait mal de le voir en mille morceaux, mais ce qui compte vraiment, c'est d'être en vie.