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Cole Caufield: la prochaine coqueluche à Montréal

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Comme tout le monde, j’ai sursauté lorsque j’ai vu que le premier choix du Canadien, Cole Caufield, mesurait 5 pi 7 po, mais selon toute évidence, ce jeune Américain a toutes les qualités pour devenir un joueur de premier plan dans la LNH. Il est spectaculaire et il sera la prochaine coqueluche à Montréal ! 

Je crois vraiment que le directeur général, Marc Bergevin et son recruteur-chef, Trevor Timmins, ont réussi un grand coup. Les recruteurs semblent être unanimes à son sujet. C’est le meilleur marqueur naturel de ce repêchage et il a glissé au 15e rang en raison de sa taille et d’une certaine vague envers quatre défenseurs repêchés avant lui. 

Son agent, Pat Brisson avait même dit au Canadien qu’il ne serait plus disponible au 15e rang. Il était classé parmi les dix meilleurs espoirs. Le Canadien ne pouvait tout simplement pas passer à côté. 

Ils ont choisi le joueur le plus talentueux et c’est comme ça qu’on doit repêcher. De plus, Caufield répond à un besoin criant à Montréal, puisqu’il a le compas dans l’œil. C’est une machine à marquer des buts et je suis convaincu que Brisson a donné à son ami, Bergevin, toutes les informations nécessaires à son sujet. 

Un vrai de vrai 

Il semble être un vrai de vrai. Les séquences de jeu que j’ai vues de Caufield m’ont grandement impressionné, principalement sa vitesse et sa vision du jeu. Il est une seconde en avant de tout le monde sur la patinoire et il sait quoi faire avec la rondelle. 

J’ai l’impression que Caufield va faire lever les foules au Centre Bell et un peu partout dans la LNH. Il sera la nouvelle coqueluche à Montréal lorsqu’il sera prêt à monter en grade. 

C’est le genre de joueur qui peut changer un match à lui seul. Il est rare d’avoir la chance de repêcher un joueur qui est dominant dans un aspect du jeu et Caufield est un maître dans l’art de marquer des buts. 

Son physique ne m’inquiète pas. La LNH a changé et les succès de joueurs aux petits gabarits comme Johnny Gaudreau ou Alex DeBrincat en sont la preuve. 

On dit que marquer des buts ne s’apprend pas et Caufield en a marqué 72 en 64 matchs, cette saison avec l’excellent programme américain des moins de 18 ans. De plus, il possède une belle assurance et il semble carburer aux défis. 

Un plus pour le jeu de puissance 

Un marqueur de sa trempe assure déjà un minimum d’efficacité au jeu de puissance. Reste juste à savoir quand il sera prêt à jouer pour le Canadien. J’ai déjà hâte de le voir jouer et il est spectaculaire au possible. 

Je crois qu’il saura conquérir le cœur des Québécois. Ça me rappelle un peu lorsque le Canadien avait choisi Saku Koivu au 21e rang en 1993. Un autre petit joueur, disait-on, mais Koivu est devenu le capitaine et un joueur très apprécié à Montréal. 

Mine de rien, le Canadien est en train de se bâtir tout un noyau de bons jeunes joueurs avec Jesperi Kotkaniemi, Ryan Poehling, Nick Suzuki, Cole Caufield et l’excellent défenseur russe, Alexander Romanov. 

Les Max Domi, Tomas Tatar, Jonathan Drouin, Phillip Danault et Brendan Gallagher ne sont pas vieux. Reste juste à espérer que les jeunes se développeront assez rapidement pour profiter des dernières belles années de Carey Price et Shea Weber. 

C’est à l’arrière que l’équipe a mis l’accent lors de la deuxième journée du repêchage et on peut s’attendre à du nouveau dans les prochains jours. La prochaine semaine sera cruciale avec l’ouverture du marché des joueurs autonomes le 1er juillet. J’ai bien hâte de voir ce que Bergevin nous prépare. Il avait l’habitude de frapper un grand coup avant le repêchage. 

 -Propos recueillis par Gilles Moffet 

 Entrefilets 

 Subban au New Jersey 

On s’attendait à ce que P.K. Subban soit échangé et il a pris le chemin du New Jersey. Il n’a pas connu sa meilleure saison et avec sa personnalité particulière, Subban a moins de marge de manœuvre que les joueurs plus conventionnels. La mèche est plus courte dans son cas. Il en est à sa troisième équipe, et le directeur général des Devils, Ray Shero, sait exactement ce qu’il reçoit. 

  

 Beau geste de Carey Price 

Le plus beau moment de la soirée de la remise des trophées fut l’apparition sur scène de Carey Price qui a rejoint le jeune Anderson Whitehead qui a perdu sa mère au mois de février, décédée des suites d’un cancer. Price avait déjà sympathisé avec le garçon en lui donnant une chaleureuse accolade après un entraînement. Encore une fois, la LNH a su mettre en valeur le côté humain ! Quant à Price, on doit lui donner une note parfaite pour son comportement exemplaire, cette saison. Par ailleurs, il a terminé au troisième rang dans le vote pour les équipes d’étoiles. 

  

 Les Québécois 

Seulement 11 joueurs québécois ont été repêchés et on aimerait en voir davantage, mais il y en a quand même eu deux en première ronde, Samuel Poulin (Pittsburgh) et Jakob Pelletier (Calgary). Raphaël Lavoie (Edmonton) est parti tôt au second tour. Alexis Lafrenière pourrait être le premier choix l’an prochain. On produit encore de très bons joueurs, mais la compétition est internationale, aujourd’hui. Les Américains ont de bons programmes, mais le fait que les joueurs de la NCAA bénéficient d’une protection de quatre ans les avantage comparativement à deux ans pour les joueurs juniors.  

  

 Un gardien en première ronde 

J’ai été surpris de voir les Panthers de la Floride repêcher un gardien de but au premier tour. Ils sont allés contre la tendance en sélectionnant Spencer Knight au 13e rang, mais si un jour, il leur procure une coupe Stanley, il aura valu le coup. On dit qu’il est excellent. Les Panthers veulent toutefois gagner dès la saison prochaine et ils vont miser gros sur le gardien autonome, Sergei Bobrovsky.

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