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Une baisse des prix

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 Une erreur d’évaluation. Un contrat difficile à supporter. Une masse salariale passablement touchée par les rigueurs du système. Bref, les directeurs généraux doivent parfois se tourner vers le rachat d’un contrat pour limiter les dégâts. 

 Dans la Ligue nationale de hockey, contrairement à la Ligue nationale de football où le règlement du plafond salarial est également appliqué, les conditions sont bien différentes. Les décideurs du hockey professionnel n’ont pas de latitude relativement au contrat d’un joueur. C’est le plein tarif, tout est garanti. Pour se défaire d’un joueur qui n’a pas répondu aux attentes, on se tourne vers le rachat de l’entente intervenue quelques saisons auparavant. 

 Dans la NFL, on verse des bonis faramineux à la signature d’un contrat. Cependant, si le joueur ne justifie pas l’investissement après une saison, on peut lui signifier que l’accord ne tient plus, mais il n’a pas à rembourser les bonis de signature. 

 Des aubaines cachées 

 Pour les décideurs, les rachats de contrat suscitent quelque peu un intérêt mitigé, mais, habituellement, les joueurs qui ont été licenciés, c’est pour une bonne raison. Par conséquent, on va s’informer sur les choix que feront les décideurs et, parfois, on peut y découvrir une aubaine. 

 On ne doit pas oublier que, parfois, une organisation va racheter le contrat d’un joueur parce qu’elle a décidé de prendre une nouvelle direction. Le cas de Vincent Lecavalier revient toujours en surface quand on s’attarde au rachat de contrat. 

 Il est évident qu’un joueur qui est libre après avoir été remercié par son organisation va écouter toutes les propositions qui lui seront soumises. Cependant, il est bien conscient qu’il devra accepter une importante diminution de salaire. 

 Les rachats de contrat, c’est un peu une baisse des prix. 

 Dion Phaneuf a été libéré par les Kings de Los Angeles il y a quelques semaines, et pour bien des raisons : il a du mal à suivre le tempo de plus en plus rapide des attaquants de la ligue, il n’exerce aucun impact, et les résultats sont très décevants. 

 Va-t-il poursuivre sa carrière avec une autre équipe ? Peut-être, mais s’il veut bien accepter un rôle de cinquième ou de sixième défenseur, et ce, à un prix nettement inférieur au salaire qu’il recevait de ses ex-employeurs. 

 À prendre ou à laisser, dit-on. 

 Andrew MacDonald a également été licencié par les Flyers de Philadelphie, qui ont décidé de changer la philosophie défensive de la formation. Il gagnait plus de cinq millions $ par saison. Il y aura sûrement une formation qui entamera des négociations avec son agent... mais le salaire proposé sera tout au plus de deux millions $. 

 Habituellement, les joueurs ne lèvent pas le nez sur un contrat au rabais parce qu’il ne faut jamais oublier qu’ils ont touché une importante indemnité de départ. Par conséquent, ils peuvent ajouter quelques millions de dollars à leur compte de banque. 

 Il y a aussi des patineurs qui causent de nombreux soucis à leur employeur. Je pense notamment à Bobby Ryan, avec un contrat de plus de sept millions $ par saison. Racheter l’entente n’est pas dans les plans des Sénateurs, en raison de l’importante somme d’argent qu’on devrait lui verser. 

 Mais, justement, avec une masse salariale pas très imposante et une équipe qui entreprend un programme de rajeunissement, ne serait-il pas préférable de profiter de la situation actuelle pour mettre fin à l’entente de Ryan ? 

 Les Sénateurs, à moins d’un revirement inattendu, seront dans la course pour obtenir Alexis Lafrenière, de l’Océanic de Rimouski. Quelle sera la stratégie que proposera Pierre Dorion, le directeur général de l’équipe ? 

 Le cas Alzner 

 Karl Alzner est un cas particulier. Marc Bergevin a deux options. 

 Il rachète le contrat d’Alzner, réalise une économie de plus d’un million $ par saison. C’est peu, considérant qu’il pourrait appliquer sur la masse salariale une somme de 900 000 $ et céder Alzner au Rocket de Laval. 

 Le Canadien devrait alors verser plus de 3,6 M $ au défenseur pour évoluer dans la Ligue américaine. 

 En revanche, le plafond salarial du Tricolore serait soulagé de plus de 3,6M $.  

 Dion Phaneuf | Kings de Los Angeles 

 Une économie de 1 062 500 $ 

 Peut-il encore aider une équipe ? Peut-être, mais encore là, à quel prix ? Contrat racheté par les Kings.  

 Karl Alzner | Canadien de Montréal 

 Une économie de 1 059 445 $ 

 Vous connaissez son histoire.  

 Justin Abdelkader | Red Wings de Detroit 

 Une économie de 1 416 667 $ 

 On croyait qu’il deviendrait un attaquant de puissance. Il l’est, mais il ne produit tout simplement pas. Un salaire astronomique.  

 Andrew Ladd | Islanders de New York 

 Une économie de 1 333 333 $ 

 Une décision que les Islanders regrettent. Il n’a jamais répondu aux attentes des décideurs de l’organisation.  

 Loui Eriksson | Canucks de Vancouver 

 Une économie de 1 666 667 $ 

 Avant de racheter son contrat, on tentera de l’échanger aux Oilers d’Edmonton où l’on croit qu’il pourrait apporter un peu plus de punch à l’attaque de l’équipe.  

 Bobby Ryan | Sénateurs d’Ottawa 

 Une économie de 1 833 333 $ 

 Étudier son contrat vous donne la trouille.  

 Scott Darling | Hurricanes de la Caroline 

 Une économie de 1 183 334 $ 

 Il a pris le chemin de la Ligue américaine et il n’a jamais pu reprendre son poste avec les Hurricanes.  

 Brandon Dubinsky | Blue Jackets de Columbus 

 Une économie de 1 950 000 $ 

 Un joueur qu’on ne peut pas regarder avec indifférence.  

 David Backes | Bruins de Boston 

 Une économie de 1 333 333 $ 

 Il est devenu un joueur de soutien avec les Bruins, donc, on aimerait bien l’échanger et créer un peu plus d’espace sur le plafond salarial.  

 Patrick Marleau | Hurricanes de la Caroline 

 Une économie de 416 667 $ 

 Les Hurricanes et les Leafs ont conclu une transaction d’affaires. Par conséquent, la Caroline va racheter le contrat de Marleau.  

 Milan Lucic | Oilers d’Edmonton 

 Une économie de 2 500 000 $ 

 On va tenter de l’échanger aux Canucks de Vancouver où il pourrait évoluer pour avec l’équipe de sa ville natale.  

 Valeri Nichushkin | Stars de Dallas 

 Une économie de 1 800 000 $ 

 Un jeune joueur bourré de talent, mais énigmatique.  

 Ilya Kovalchuk | Kings de Los Angeles 

 Une économie de 1 650 000 $ 

 Un échec sur toute la ligne. Il n’a plus la rapidité pour compétitionner au même niveau que les meilleurs patineurs de la ligue.  

 Matt Martin | Islanders de New York 

 Une économie de 250 000 $ 

 Les Islanders doivent passer à autre chose ; son jeu robuste n’a rien d’éloquent.  

 Dale Weise | Canadien de Montréal 

 Une économie de 583 333 $ 

 Un joueur de soutien.  

 David Schlemko | Flyers de Philadelphie 

 Une économie de 600 000 $ 

 Un joueur de soutien. Un défenseur qui a perdu son temps à Montréal et surtout qui a fait perdre du temps aux décideurs du Tricolore.  

 Matt Beleskey | Rangers de New York 

 Une économie de 500 000 $ 

 Une saison exceptionnelle à Anaheim, puis il a disparu dans la médiocrité.  

 Brandon Manning | Oilers d’Edmonton 

 Une économie de 666 667 $ 

 Un défenseur de soutien.  

 James Neal | Flames de Calgary 

 Une économie de 1 916 667 $ 

 Il n’a jamais pu convaincre son entraîneur qu’il pouvait jouer au-delà de 15 minutes par match. Cela en dit long sur sa performance de la dernière saison.  

 Andrej Sekera | Oilers d’Edmonton 

 Une économie de 1 500 000 $ 

 Un vétéran défenseur, fiable, qui va sûrement attirer l’attention s’il devient joueur autonome sans restriction.  

 Ryan Spooner | Canucks de Vancouver 

 Une économie de 1 333 333 $ 

 Un joueur de soutien.  

 Jonathan Ericsson | Red Wings de Detroit 

 Une économie de 1 416 667 $ 

 Grand, mais pas tellement rapide.  

 Marco Scandella | Sabres de Buffalo 

 Une économie de 1 583 333 $ 

 Un défenseur expérimenté et qui mérite qu’on lui accorde une chance.  

 Brendan Smith | Rangers de New York 

 Une économie de 1 145 833 $ 

 Il était un espoir pour les Rangers. Il est devenu un joueur qu’on tente de sortir de New York au plus vite..  

 Michael Stone | Flames de Calgary 

 Une économie de 1 166 667 $ 

 Il n’a jamais pu percer la formation régulière des Flames.  

 Dmitry Kulikov | Jets de Winnipeg 

 Une économie de 1 444 445 $ 

 Un défenseur qui commet beaucoup d’erreurs.