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Des éleveurs de porcs sont atterrés

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« Je trouve ça malheureux, lance d’emblée David Duval, président des Éleveurs de porcs du Québec qui espère que le gouvernement interviendra rapidement. C’est de l’incompréhension totale. »

 

  • Le président des Éleveurs de porcs du Québec était l’invité de Caroline St-Hilaire et Maka Kotto sur QUB radio:

 

La Chine dit avoir découvert la présence d’un médicament banni dans une cargaison de langues de porc surgelées.

« Ça doit pourtant faire au-delà de 10 ans que la ractopamine n’est plus utilisée ici », précise l’éleveur, insistant sur les vérifications vétérinaires qui sont désormais effectuées.

Nouveaux acheteurs

Selon M. Duval, le cinquième quartier du porc, soit la tête, la langue, les pattes, la queue, serait le plus prisé par les Asiatiques.

« Il faudrait trouver de nouveaux acheteurs et diminuer le profit. La production ne baissera pas avant le prix, assure le propriétaire de la ferme Les Gorets, qui met en marché plus de 30 000 porcs par année. Mais on n’est pas encore rendu là. »

Le président des Éleveurs de porcs du Québec, David Duval, posé à sa ferme de Wickham, au Centre-du-Québec, trouve très malheureuse la décision de la Chine de bloquer les exportations canadiennes de viande.
Photo Magalie Lapointe
Le président des Éleveurs de porcs du Québec, David Duval, posé à sa ferme de Wickham, au Centre-du-Québec, trouve très malheureuse la décision de la Chine de bloquer les exportations canadiennes de viande.

 

« À chaud, je dirais que c’est vraiment une très mauvaise nouvelle, réagit aussi Benoît Magny, président des producteurs de porcs de la Mauricie. On fait quoi demain matin ? Il va falloir trouver des alternatives à court terme. »

« On a pris acte de ce qui se passe. On va faire en sorte qu’il n’y ait pas d’impact sur nos valeurs de production. On est en étroite communication avec les agences fédérales », dit Richard Vigneault, porte-parole d’Olymel, premier producteur de porc au Canada.