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Voitures électriques: on n’a pas tous besoin de 60 kWh

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 Depuis ma plus tendre enfance, j’ai entendu des oncles, des amis, des fans de voitures et des chroniqueurs automobile comparer les performances de celles-ci : nombre de chevaux-vapeur, accélération de 0 à 100 km/h, force G, etc.

  

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 Cette propension à la comparaison peut s’avérer très utile lorsque vient le temps pour un consommateur de faire un choix éclairé à partir de données quantitatives, mais celle-ci a souvent aussi incité les constructeurs automobiles à se lancer dans une « course aux armements » qui ressemble parfois au concours de celui qui pisse le plus loin... même en 2019. 

 Qui a besoin d’une voiture de 400, 500, 600, 700 chevaux et même plus? 

 Qui a besoin d’une voiture qui fait le 0 à 100 km/h en moins de sept secondes? 

 Personne. 

 Cette tendance a aussi joué un rôle dans le développement de véhicules toujours plus gros. Si les modestes Toyota Corolla et Honda Civic des années 70 se sont embourgeoisées et ont pris beaucoup d’embonpoint, on a pu observer le même phénomène chez les VUS. Entre une Toyota RAV4 de 1999 et une Toyota RAV4 de 2019, la différence de format est frappante. 

 La course aux armements... électrique.

 Dans le créneau des véhicules électriques, nous pouvons observer une tendance similaire. Alors qu’environ 90% des Canadiens parcourent 60 kilomètres ou moins par jour pour aller et revenir du travail et que les besoins d’une grande proportion d’électromobilistes en matière d’autonomie électrique ne sont au final pas si élevés, la tendance de plusieurs constructeurs automobiles est de délaisser les véhicules à autonomie moindre pour proposer des modèles offrant de 350 kilomètres à 600 kilomètres d’autonomie pour le marché nord-américain. 

 Pourtant, des Ford Focus EV à 185 kilomètres d’autonomie moyenne, des Hyundai Ioniq et Volkswagen e-Golf (200 km) ou des Nissan Leaf 40 kWh (243 km) peuvent très bien remplir les besoins de nombreux automobilistes... d’autant plus qu’une quantité croissante de ménages ont deux, trois et même parfois quatre véhicules à la maison, ce qui rend encore moins nécessaire le besoin d’avoir un véhicule électrique à grande autonomie. 

  

 Même une Chevrolet Spark EV (132 km) ou une Nissan Leaf de première génération (entre 120 et 172 km) achetée d’occasion peut s’avérer parfaitement adéquate pour vos déplacements quotidiens. 

 200 kilomètres = véhicule moins cher

 Pour ceux et celles qui n’ont pas besoin d’un véhicule 100% électrique à grande autonomie, sachez que les Hyundai Ioniq, Volkswagen e-Golf et même les Smart EQ fortwo peuvent très bien faire le travail... et vous feront économiser de l’argent. Beaucoup d’argent. 

 En optant pour un de ces véhicules électriques plutôt qu’un modèle à batterie de 60 kWh et plus tels que les Hyundai Kona, Chevrolet Bolt, Kia Soul EV ou Tesla Model 3, vous pourrez économiser au moins 5000$, ce qui représente une somme non négligeable. 

  

 Ainsi, lorsqu’on se penche sur le prix de véhicules électriques tels que la Hyundai Ioniq (37 899$)*, la Volkswagen e-Golf (36 720$)* ou même la Smart EQ (29 050$)* et qu’on y soustrait 13 000$ de rabais gouvernementaux (après taxes) sur le prix de vente de ces voitures, on se retrouve avec des véhicules électriques extrêmement abordables et dont le coût de revient total est significativement moins cher que leurs équivalents à essence! 

 Donc, un modèle électrique à autonomie limitée peut être un choix gagnant si vous connaissez bien vos besoins en matière de déplacements quotidiens et que ceux-ci sont de 80 kilomètres ou moins par jour, s’il ne vous arrive qu’occasionnellement de faire de plus longs voyages et si vous considérez non nécessaire de posséder le nec plus ultra en matière de véhicule électrique. 

 À titre d’exemple, ma conjointe est parfaitement satisfaite de sa petite Smart EQ Fortwo pour ses déplacements quotidiens vers le travail (78 km aller-retour) alors que cette voiture n’offre que 110 km d’autonomie électrique moyenne... et n’offre même pas de port de recharge rapide. 

  

 En hiver, elle branche tout simplement sa voiture sur une prise de courant de 120 Volts au boulot, ce qui est suffisant. Donc, des véhicules électriques à batteries de 28 à 40 kWh offrant une autonomie de 200 à 250 kilomètres peuvent constituer d’excellentes options. 

 Parce qu’au bout du compte, ce n’est vraiment pas tout le monde qui a besoin d’un véhicule électrique équipé d’une batterie de 60 kWh. 

 
* Ces prix ne comprennent pas les frais de transport et préparation ainsi que les taxes d’air climatisé ou de pneus.
 

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