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Le ministre Roberge veut modifier l’examen de mathématique de sixième année

Il se dit « sensible » aux arguments des enseignants

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Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a l’intention d’apporter des modifications à l’examen de mathématique de sixième année, comme le réclament haut et fort plusieurs enseignants, mais écarte toute réflexion sur l’évaluation des élèves de manière plus générale.

Le Journal rapportait jeudi le «cri du cœur» d’enseignants de sixième année relatif à l’épreuve ministérielle de mathématique. Cet examen, dont la longueur et le niveau de difficulté sont dénoncés depuis des années, était encore plus complexe cette année, selon eux. 

Cette épreuve comprend huit sections, qui s’échelonnent sur cinq jours à la mi-juin, pour un total d’une dizaine d’heures. 

«Je suis très sensible à ce que disent les enseignants à cet égard-là, a affirmé M. Roberge jeudi, lors d’un entretien avec Le Journal. J’avais déjà l’intention de revoir cet examen-là. Ce sont des commentaires que j’ai reçus des enseignants depuis quelques années, même quand j’étais dans l’opposition, que cette tâche-là de mathématique de sixième année était excessivement longue.» 

Le ministre espère pouvoir apporter des ajustements pour juin prochain, sans toutefois s’y engager formellement. 

«Je promets de m’y attaquer, mais je ne suis pas certain que ça se fasse en moins d’une année. Pour que les examens soient distribués en juin, il faut que ça soit prêt quelques mois d’avance», a-t-il précisé, promettant de s’attaquer à ce dossier «très prochainement». 

Pas de chantier de réflexion

Le ministre Roberge écarte toutefois l’idée de lancer un vaste chantier de réflexion afin de revoir l’évaluation des élèves de manière plus générale, comme le prévoyait la politique sur la réussite éducative élaborée par le précédent gouvernement. 

«Je ne m’engage pas dans une grande grande réflexion. Pour moi, les examens ministériels ont prouvé leur pertinence. Pour moi, c’est important de les conserver, mais pas nécessairement dans leur forme actuelle.» 

L’examen ministériel de mathématique de sixième année est pour l’instant la seule épreuve qui pourrait faire l’objet «d’ajustements», a précisé le ministre.