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Troisième lien: les firmes de génie auront «du boulot pour les années à venir»

Troisième lien: les firmes de génie auront «du boulot pour les années à venir»
Photo Simon Clark

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Les firmes de génie-conseil estiment que le projet du tunnel du troisième lien annoncé jeudi par le gouvernement Legault pourrait leur donner «du boulot pour les années à venir». 

«Si le projet va de l’avant et passe à travers le processus des différentes étapes de l’acceptabilité sociale, c’est sûr que ça sera des retombées intéressantes et du boulot pour les années à venir pour nous autres», a indiqué au Journal Alex Brisson, PDG de la firme de génie-conseil Norda Stelo (anciennement Roche). 

Jeudi, le ministre des Transports, François Bonnardel, a annoncé que le «tracé privilégié» du troisième lien Québec-Lévis est un pont-tunnel de 6,5 kilomètres entre l’autoroute 40, du côté de Québec, et l’autoroute 20, près de la route Lallemand, à Lévis. 

Mais le ministre n’a pas été en mesure de chiffrer le coût du projet en conférence de presse, préférant renvoyer à un plan d’affaires qui sera déposé... l’an prochain. 

Pluie d’emplois 

Or, même s’il est trop tôt pour en chiffrer les retombées économiques, le PDG de l’Association des firmes de génie-conseil (AFG), André Ranville, souligne que ce type de construction aura des impacts majeurs sur l’économie québécoise. 

«Autant les grandes firmes que les petites vont trouver leur compte dans un projet de cette envergure-là. Ça va injecter de l’argent dans les firmes locales», se réjouit-il. 

M. Ranville rappelle aussi que le Québec a l’expertise pour effectuer ce type de construction. Il donne l’exemple du pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine de Montréal, qui avait été pensé par la firme SNC-Lavalin à l’époque. 

Une vision partagée par le grand patron de Norda Stelo, qui s’enthousiasme de voir que ce tunnel s’ajoute aux projets structurants du tramway ou du port de Québec, autant de bonnes nouvelles pour une industrie mise à mal après les révélations de la commission Charbonneau. 

«Ce projet-là pourrait créer du travail pour les firmes d’ingénierie, les compagnies de construction, les groupes environnementaux, les laboratoires, ça peut générer beaucoup de retombées pour la région», conclut le dirigeant de la firme de Québec fondée en 1963.