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La responsabilité humaine

La responsabilité humaine
Illustration Adobe Stock

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C’est la fête du Canada ce week-end. Ici, au Québec, c’est mieux connu comme la fête nationale du déménagement. Comme pour la Saint-Jean, la bière fait partie du party, mais elle vient en général après avoir monté les électros au 2e étage et être imbibé de l’odeur de carton des boîtes que tu as transportées.

Ce temps-ci de l’année me rend toujours un peu triste, car c’est aussi le festival de l’abandon des animaux de compagnie.

Cette année, la SPCA prévoit un nombre record d’animaux laissés seuls derrière. Certains seront relâchés dans les rues, d’autres littéralement abandonnés dans l’appartement récemment déserté.

J’essaie d’examiner cette décision dans tous les sens. J’essaie de comprendre le déclic dans la tête des gens qui posent ce geste, mais je n’arrive pas à en trouver la raison. Je ne comprends même pas le simple fait que cette indifférence, cette froideur d’âme, puisse même exister chez quelqu’un.

Même si la victime est un pauvre animal, sincèrement, ce sont ces gens que je prends en pitié. Que tu puisses agir ainsi sans remords m’indique qu’il y a déjà un morceau de toi qui est déjà mort à l’intérieur.

Se sentir seul

La première chose que je veux comprendre, c’est pourquoi tu t’es approprié un animal. Quelle était la raison ? Parce que tu te sentais seul ? Parce que tu avais besoin d’affection ? Si c’est le cas, j’espère sincèrement que tu réalises que ça va dans les deux sens !

Est-ce que c’était pour faire plaisir à tes enfants ? Encore une fois, si c’est le cas, avec quelle insensibilité tu leur retires ce simple bonheur ?

Si tu négliges leurs sentiments pour cet être qui leur a apporté du bonheur, de la joie et du réconfort, comment tu deales avec leurs états d’âme dans les autres facettes de leur vie ?

Zéro réflexion

Encore plus important, même si tu l’as fait par réflexe, sans grande réflexion, comme un geste aussi banal que d’aller à l’épicerie, as-tu pris le temps deux secondes de profiter de sa compagnie quand il était chez toi ? Quand ton chat ronronnait à tes côtés ou que ton chien branlait la queue en t’apercevant, n’as-tu pas ressenti une petite chaleur au cœur ?

Si la réponse est non, je n’envie aucunement ta palette émotive, car clairement, il te manque les couleurs les plus importantes.

Lorsque je regarde mes chats ou que je croise un chien et son maître dans la rue, ce qui me frappe, chaque fois, ce sont leurs regards. Dans leurs yeux, on peut sentir leur réconfort. Sans comprendre entièrement leur propre existence, tu peux sentir leur gratitude parce que quelqu’un est là pour eux.

Centre de l’univers

Regarde comme il faut et tu vas comprendre que tu es le centre de leur univers.

C’est un amour dévoué dont le seul but est de te rendre cet amour.

Maintenant, imagine ce qui leur passe par la tête la seconde où tu disparais, où il se retrouve seul sans aucun point de repère, essaie de ressentir la panique. Si tu te dis : « C’est pas grave, c’est juste un animal », prends le temps de regarder tes blessures personnelles, car tu ne pourrais avoir un plus beau miroir.

Et si vraiment, tu dois t’en débarrasser pour de vraies raisons, aie au moins assez de respect pour l’amour qu’ils t’ont donné en leur en donnant une dose sincère en retour. Donne-leur une chance de dispenser cet amour sincère à quelqu’un d’autre.

Le rôle de l’humain, c’est de protéger les êtres plus faibles que lui. Assume ton rôle jusqu’au bout !