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Revoir ses heures d’ouverture pour garder ses employés

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Pour donner congé à ses employés les samedis et dimanches, un barber shop de Québec, le Menz Club, a choisi de délaisser les horaires traditionnels pour nager à contre-courant.

Plusieurs salons de coiffure ferment leurs portes les lundis étant donné qu’ils sont ouverts les samedis. Le Menz Club, qui compte 14 employés dans ses deux succursales, a choisi de rompre avec cette tradition.

Des employés motivés

« Mes employés, je les garde. Pour moi, c’est important de prendre soin d’eux et de leur donner de bonnes conditions de travail pour pouvoir les garder », affirme Ophélia-Anna Nagar, présidente de la compagnie.

« On veut des gens motivés, qui veulent travailler. Dans ma génération, la pénurie de main-d’œuvre est très présente et très médiatisée aussi. Oui, il faut donner de bonnes conditions de travail et gâter nos employés, mais on ne veut pas non plus en faire des employés-rois », affirme la femme d’affaires de 28 ans.

« De nos jours, les gens veulent travailler un peu moins. Souvent, ils ne veulent pas faire plus de 35 heures par semaine. Tandis que moi, quand j’ai commencé, je faisais du 45 heures par semaine, et quand je pouvais faire du temps et demi, je le prenais. C’était différent, mais en donnant de bonnes conditions de travail, on réussit à les motiver. »

Depuis le début du mois de juin, Mme Nagar a mis à l’essai un projet-pilote qui consiste à modifier ses heures d’ouverture pour ouvrir du lundi au vendredi, ce qui lui procure plusieurs avantages.

Du temps en famille

« J’ai un horaire différent des autres salons pour avantager mes employés, qui sont super contents parce qu’ils passent la fin de semaine avec leur famille. Mes clients sont capables de trouver une plage horaire ailleurs dans la semaine. On est ouvert trois soirs par semaine. »

Mme Nagar se donne jusqu’à la fin du mois d’août pour voir si ce modèle est viable pour son entreprise.

« Pour l’instant, il y a de grandes chances pour que j’adopte cette formule-là à l’année. C’est juste du positif », dit-elle.