/entertainment/stage
Navigation

Turbulences amoureuses

La comédie Boeing Boeing est présentée au Théâtre Petit-Champlain jusqu’au 3 août

Boeing Boeing
Photo courtoisie Charles et ses trois amoureuses, joués respectivement par Carolanne Foucher, Simon Lepage, Mary-Lee Picknell et Frédérique Bradet.

Coup d'oeil sur cet article

Charles est un séducteur. Il vit trois relations en même temps avec des agentes de bord de nationalités différentes. Des vols devancés, retardés et l’arrivée d’un ami d’enfance vont bouleverser l’habile stratagème mis en place par l’homme d’affaires.

À l’affiche jusqu’au 3 août au Théâtre Petit-Champlain, dans une adaptation québécoise, Boeing Boeing a été écrite en 1960 par le dramaturge français Marc Camoletti.

« Boeing Boeing, c’est ludique et farfelu. C’est un genre de Feydeau avec des portes et des personnes qui entrent et qui sortent. C’est simple, ça ne réinvente rien, mais c’est bien construit, avec des problèmes qui grandissent et qui s’accumulent jusqu’à la finale », a indiqué Emmanuel Bédard, cofondateur de la compagnie Théâtre Dream Team, lors d’un entretien.

Les comédiens Emmanuel Bédard et Frédérique Bradet. 
Photo Jean-François Desgagnés
Les comédiens Emmanuel Bédard et Frédérique Bradet. 

La comédie repose sur le fait que le public détient plus d’informations sur la situation que les six personnages qui se retrouvent dans l’appartement de l’homme d’affaires québécois.

L’histoire tourne autour de Charles, qui vit des relations simultanées avec Viviane, Veronika et Valérie, des agentes de bord française, allemande et québécoise. Il profite de leurs escales à des moments différents de la semaine pour les recevoir chez lui.

Tout baigne dans l’huile, jusqu’au moment où les vols de ses trois amoureuses, qu’il a promis de marier, sont devancés ou retardés.

Frédérique Bradet personnifie l’agente de bord québécoise qui travaille pour Air Canada.

« C’est une fille qui est hyper chaleureuse, souriante, qui touche tactilement les gens et qui est rapidement familière avec les gens. Elle est très québécoise. C’est aussi quelqu’un de très terre à terre et qui ne s’en laisse pas trop passer. Valérie envisage une relation sincère avec Charles. C’est sérieux et elle veut s’engager. Il ne s’agit pas d’un jeu pour elle », a-t-elle mentionné.

Jonathan Gagnon, qui se glisse dans la peau de la bonne, et Mary-Lee Picknell, qui personnifie l’agente de bord allemande, Veronika, lors des répétitions. 
Photo Jean-François Desgagnés
Jonathan Gagnon, qui se glisse dans la peau de la bonne, et Mary-Lee Picknell, qui personnifie l’agente de bord allemande, Veronika, lors des répétitions. 

Six réalités

Les six personnages de Boeing Boeing, a ajouté la comédienne, sont tous un peu fous et ne sont pas dans la même réalité.

« Ils ont six conceptions différentes de l’amour. Ça rejoint tout le monde et je pense que le public va se reconnaître dans certaines situations et s’identifier à l’un ou à l’autre des personnages », a-t-elle mentionné.

Jérôme, l’ami du secondaire de Charles, interprété par Emmanuel Bédard, se retrouve au cœur de l’action, lorsqu’il débarque chez Charles.

« Il arrive de région et il n’a pas le même statut que Charles en termes de réussite, socialement et en amour. C’est un gars gêné et un peu malhabile socialement et qui se retrouve aspiré dans un tourbillon de problèmes qui le dépayse complètement. Il va essayer de sauver la situation et aider son ami Charles », a-t-il mentionné.

La comédie détient le record Guinness de la pièce de théâtre française la plus jouée dans le monde avec plus de 25 000 représentations. Elle a aussi été adaptée au cinéma en 1965 avec Tony Curtis et Jerry Lewis.

« Boeing Boeing, c’est 60 ans de succès. Ça doit être parce que ça fonctionne bien », a laissé tomber Emmanuel Bédard.


► La chronique Entre deux actes fera relâche au cours des prochaines semaines et elle sera de retour le dimanche 15 septembre.