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Dans nos archives: il tirait sur ses 3 voisins

C’était il y a 30 ans.

forcene - Bellechasse
Photo d'archives Le siège avait entraîné un important déploiement policier, le 26 juin 1989, à Saint-Philémon.

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Le 26 juin 1989, il y a 30 ans, un forcené tirait sur trois voisins à Saint-Philémon avant de se barricader dans sa résidence de Bellechasse.

« Un forcené tire sur ses voisins. Trois blessés », titrait à l’époque Le Journal de Québec.

Le suspect âgé de 60 ans avait blessé une fillette de neuf ans sur la rue Principale, forçant même l’intervention du Groupe tactique d’intervention de la Sûreté du Québec.

Un camionneur, son épouse et l’enfant ont été atteints avec un fusil de calibre .410 en début de soirée, vers 19 h 30.

Sous l’influence de l’alcool, le forcené en colère s’était mis à injurier ses voisins avant de s’emparer d’un fusil et de faire feu dans leur direction.

« L’enfant criait au meurtre tandis que sa mère cherchait du secours », avait relaté une femme témoin de la scène.

« Il n’a jamais montré de signe d’agressivité. Ça me surprend. Je me demande bien d’où vient cette arme », avait aussi ajouté la sœur de l’homme barricadé.

Le père a vainement tenté de désarmer le fou furieux. «Après qu’il eut tiré sur mon épouse et ma fille, j’ai foncé sur lui pour le désarmer, mais il a réagi en essayant de me frapper avec son fusil et il a cassé la crosse sur la rampe de la galerie. J’ai eu des plombs dans les cuisses », avait raconté l’homme hospitalisé à l’Hôtel-Dieu de Lévis.

L’événement avait attiré  au moins 200 curieux qui attendaient le dénouement de cette triste histoire.
Photo d'archives
L’événement avait attiré au moins 200 curieux qui attendaient le dénouement de cette triste histoire.

Retrouvé sans vie

L’individu qui avait barricadé ses portes et fenêtres à l’aide de larges madriers n’avait pas encore donné signe de vie vingt-huit heures après le début de son siège.

L’hélicoptère de la SQ avait même survolé la petite maison dans l’espoir de provoquer une réaction.

Exactement 48 heures après le début du drame, Fernand Nicole a été retrouvé sans vie à l’intérieur. Au moins 200 citoyens attendaient alors avec impatience à proximité du périmètre le dénouement de cette triste histoire.

Le 29 juin 1989, l’autopsie avait permis de savoir que le forcené était mort depuis environ 40 heures.

– Texte et recherche : Jean-François Racine et Stéphane Doré