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La crise du logement se fait sentir à la SPCA

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Le 1er juillet est jour de déménagement pour des milliers de Québécois, mais aussi malheureusement une journée où de nombreux animaux sont abandonnés.

La directrice générale de la SPCA de Montréal, Élise Desaulniers, plaide d’ailleurs pour que plus de propriétaires acceptent les animaux dans leurs logements.

«Le Québec permet les clauses qui interdisent les animaux, ce qui n’est pas le cas en Ontario et ailleurs en Europe, et si on changeait cette législation, ça ferait sûrement une différence pour les propriétaires d’animaux», expose-t-elle.

Crise du logement

Élise Desaulniers affirme que la crise du logement qui sévit présentement à Montréal se fait sentir aussi à la SPCA.

«La crise du logement, on la sent chez nous. Les gens, particulièrement ceux à faible revenu, ont du mal à trouver un logement qui accepte les animaux, donc ils sont obligés de se départir de leur animal», explique Mme Desaulniers.

«Ce qu’on observe surtout, ce sont des gens qui ont tout essayé, qui ont fait le tour de leur réseau et qui ne trouvent pas de famille pour prendre leur animal», ajoute-t-elle.

Amélioration

Bien que des milliers d’animaux soient abandonnés chaque année, la situation semble s’améliorer depuis les années 1990.

«Je voyais des chiffres des années 1990 où on recevait 100 000 animaux par année, et maintenant on en reçoit 10 000 ou 15 000, donc il y a quand même eu du progrès dans les dernières décennies, ce qui est une bonne nouvelle», indique Élise Desaulniers.

Dès le 1er janvier 2020, la stérilisation des chats, des chiens et des lapins sera obligatoire à Montréal.