/sports/hockey
Navigation

Deslauriers s’attend à un match parfait

Deslauriers s’attend à un match parfait
Photo d'archives, Martin Chevalier

Coup d'oeil sur cet article

Non, Nicolas Deslauriers n’est pas tombé de sa chaise lorsqu’il a appris, dimanche soir, que Marc Bergevin l’avait envoyé à Anaheim en retour d’un choix de quatrième tour.

L’attaquant de 28 ans se doutait que quelque chose se tramait lorsqu’il a vu le directeur général du Tricolore se précipiter pour faire signer des contrats à Nate Thompson et Jordan Weal, quelques semaines seulement après la fin de la saison.

« J’ai été déçu », avait déclaré Deslauriers la semaine dernière, au tournoi de golf de Phillip Danault.

En recevant le coup de fil de son nouveau directeur général, la déception a fait place au bonheur.

« Le style des Ducks se rapproche plus du mien. Ça fait un petit bout que je suis dans la LNH. Leur style de jeu me convient un peu mieux. Je suis prêt à démontrer qu’ils ont fait une bonne acquisition », a-t-il déclaré lors d’une téléconférence.

Somme toute, Deslauriers aura offert de bons services au Tricolore. À sa première de deux campagnes, il avait atteint un sommet personnel en faisant bouger les cordages à 10 reprises... en seulement 58 matchs.

Ce fut un peu plus difficile l’hiver dernier. D’abord parce qu’il a amorcé la saison sur la touche en raison d’une fracture au visage, puis parce que différentes acquisitions à la date limite des transactions l’ont placé sur la voie d’évitement.

« À la fin, avec tout le monde en santé, on était six ou sept joueurs en extra », a-t-il rappelé.

Séjour apprécié

Le colosse de 6 pieds 1 pouce n’est pas dupe. Il sait que le style de jeu de la LNH change année après année. Ce qui est peut-être un peu moins le cas dans l’Association de l’Ouest. Toutefois, la tangente est claire chez le Canadien, et le Québécois n’a pas tardé à s’en rendre compte.

« Ce n’était peut-être plus un bon mariage. Quand tu regardes les joueurs qu’on a signés, les bons jeunes qu’on a repêchés dans les deux dernières années, je n’étais peut-être plus le style de joueur recherché. »

Comme pour tout amour de jeunesse qui se termine, Deslauriers a quelque peu le cœur meurtri, mais il poursuivra son chemin avec de bons souvenirs.

« Ça fait mal au cœur de partir de Montréal, mais en même temps, toute bonne chose a une fin, a-t-il mentionné, philosophe. Il n’y a pas beaucoup de monde qui peut dire qu’il a joué à la maison. J’ai vraiment apprécié mes années à Montréal. »