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Alouettes: de la compétition pour Boris Bede

Alouettes: de la compétition pour Boris Bede
DEREK ELVIN/Agence QMI

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MONTRÉAL | Le botteur français des Alouettes de Montréal Boris Bede aura dorénavant de la compétition. L’équipe a en effet annoncé lundi l’embauche du botteur canadien Tyler Crapigna, qui se joindra à son groupe d’entraînement.

Depuis ses débuts dans la Ligue canadienne de football (LCF), Bede a toujours démontré sa puissance. À partir du début de la saison 2016, il a maintenu, par une bonne marge, la meilleure moyenne de verges par botté d’envoi. Cette saison, toutefois, ses entraîneurs sont moins satisfaits de son travail sur les dégagements.

L’entraîneur-chef Khari Jones insiste toutefois pour dire qu’il a toujours confiance en lui.

«Nous voulions de la compétition [à cette position], a expliqué Jones. Boris fait toujours le travail, mais il n’a pas connu son meilleur match [vendredi contre les Tiger-Cats de Hamilton] au niveau des bottés de dégagement. Je crois qu’il le reconnaîtrait lui-même.»

Le principal intéressé a pour sa part indiqué que l’arrivée de Crapigna n’allait pas changer sa façon de travailler.

«Je suis toujours prêt et quand il y a de la compétition, ça me rend encore plus fort, a fait valoir l’ancien du Rouge et Or de l’Université Laval. Personnellement, je reste là et je fais juste mon travail. La seule pression qui est valable, c’est la mienne. C’est tout.»

Retrouver le terrain

Crapigna tente pour sa part de retrouver sa place au sein de la formation partante d’une équipe du circuit canadien.

Après deux saisons à effectuer les bottés de précision avec les Roughriders de la Saskatchewan en 2016 et 2017, Crapigna n’a pas vu d’action en 2018. Il a dû être opéré à la hanche.

Libéré par les Roughriders plus tôt cette année, il n’a pas été en mesure de convaincre les Argonauts de Toronto de le garder au terme du plus récent camp d’entraînement. En carrière, il a maintenu un pourcentage de réussite de 86,4% sur les placements. Il n’a par ailleurs jamais effectué de dégagement.

«Pour l’instant, je suis ici pour tenter de prouver à tout le monde que je mérite d’être dans cette équipe, a-t-il avancé. Ça fait plus d’un an que je n’ai pas pris part à un match de saison régulière, donc je veux juste revenir et avoir du temps de jeu.»

«Je suis à Montréal pour tenter de devenir le botteur de l’équipe», a-t-il martelé.

Histoire de ratio

Le directeur général Kavis Reed a quant à lui expliqué sa décision par l’absence de substitut en mesure de remplacer Bede en cas de blessure. Il n’a toutefois pas caché que l’utilisation d’un botteur canadien pourrait lui laisser plus de marge de manœuvre pour appliquer le règlement sur le «ratio» de joueurs nationaux et internationaux.

«Il sera avec l’équipe d’entraînement pour un moment, a-t-il expliqué. Nous tentons simplement d’analyser la situation. Nous n’avions personne au sein de la formation qui était capable de prendre la relève si quelque chose arrivait à Boris Bede.»

«Ça nous donne aussi l’opportunité de regarder des options pour le règlement du “ratio” et de nous protéger. Et on n’élimine pas la possibilité que les deux joueurs soient de la formation.»