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Les Inséparables: un très bon divertissement

Alliage musique et théâtre réussi à La Roche à Veillon

Les inséparables
Photo courtoisie, Jean-Sébastien Veilleux Bertrand Alain et Christian Michaud jouent un duo pop, qui a connu ses heures de gloire dans les années 1980.

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Une situation amusante, des moments de folie et des comédiens qui excellent : Les inséparables s’inscrit, avec un petit plus, dans la tradition des comédies estivales.

La productrice et directrice artistique Nancy Bernier rêvait, depuis son arrivée à la barre du théâtre La Roche à Veillon, en 2016, d’arrimer théâtre d’été et comédie musicale.

Elle peut, avec ce texte écrit par Claude Montminy et les musiques de Robert Léger de Beau Dommage, dire mission accomplie.

À l’affiche jusqu’au 31 août, à Saint-Jean-Port-Joli, Les Inséparablesrespecte les codes du théâtre d’été, avec une intégration réussie de chansons et d’éléments musicaux. 

Louis et Eddy ont connu du succès avec leur duo pop durant les années 1980. Ils vivent dans le même appartement et ils essaient de joindre les deux bouts.

Ils ont une fille commune, Tokyo, sans savoir qui est le véritable père. Ils ont tous les deux fréquenté sa mère, qui est décédée lors d’un accident.

Une lettre viendra bouleverser la vie des deux musiciens. Ils apprennent que leur appartement sera transformé en condo. Ils ont un mois pour amasser la somme nécessaire, sinon, ils seront évincés. 

Le duo décide de se reformer et de faire un spectacle qui leur permettra de récolter le montant d’argent. Les Inséparables sont toutefois rouillés. Ils ont perdu la main et la tâche s’annonce difficile.

De bonnes lignes

K-Far, un rappeur qui suit des leçons de guitare de Louis, et Tokyo, qui veut devenir actrice, vont proposer d’aider Les inséparables à se mettre au goût du jour.

Bertrand Alain, Nicolas Drolet, Christian Michaud et Sarah Villeneuve-Desjardins excellent. Ils chantent tous et certains jouent de la guitare, de la basse et de la batterie.

On assiste à quelques duos hilarants. De la part des deux inséparables et lorsque le personnage de Bertrand Alain, parfois méconnaissable, apprend des mouvements du rappeur K-Far.

Nicolas Drolet offre un « rappeur » juste et réussi, avec sa façon de parler, son habillement, son « flow » et ses mouvements.

Il y a de bonnes lignes, de bons gags et du rythme. C’est drôle et très divertissant.

La finale aurait pu être un peu plus grandiose et flamboyante. Les Inséparables, malgré ce petit moment moins réussi, propose quelque chose de différent et de rafraîchissant. Un très bon divertissement.