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Rien à célébrer

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Photo AFP Janine Beckie ne pouvait retenir ses larmes après l’élimination du Canada à la Coupe du monde.

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Hier, jour de fête nationale, le soccer canadien n’avait pas le cœur à la fête.

Pour une rare fois, nos équipes féminine et masculine étaient engagées au même moment dans des compétitions internationales. Les amateurs avaient espoir de les voir jouer au-delà du 1er juillet, ce que les deux sélections n’ont pas réussi à faire.

Dans leur bilan, les dirigeants de l’Association canadienne de soccer et le personnel d’entraîneurs voudront certainement faire ressortir le positif de chacun des parcours. L’apprentissage, l’effort et la qualité des adversaires seront sûrement mis de l’avant.

Mais la réalité est beaucoup plus simple : les deux équipes n’ont pas offert des performances à la hauteur des attentes. Si le Canada veut progresser, s’il veut avoir de l’ambition sur la scène internationale comme en témoigne la coorganisation de la Coupe du monde 2026, il doit regarder les résultats froidement. Ce n’est pas assez bon. Il reste beaucoup de travail à faire.

Chez les femmes

À la Coupe du monde présentée en France, les femmes se sont inclinées en 8e de finale. Un résultat plus ou moins entendu pour une équipe qui n’était pas nécessairement destinée à la grande finale de la compétition.

Malgré tout, cette incapacité à se qualifier pour les quarts, là où se retrouve véritablement l’élite mondiale, est pour le moins décevante. Surtout que plusieurs commentateurs assuraient que c’était la sélection la plus talentueuse que le Canada n’avait jamais envoyée à la compétition.

Bref, on n’a peut-être pas pris du retard ces dernières années, mais on s’est fait dépasser par plus d’une nation.

Et les hommes

Du point de vue masculin, on savait que la Gold Cup allait servir de tour de chauffe en vue des qualifications pour la prochaine Coupe du monde au Qatar.

Bien que la compétition ait revêtu moins d’importance que la Coupe du monde, le résultat des hommes est plus difficile à accepter et certainement plus frustrant que son pendant féminin.

Les victoires des hommes de John Herdman, contre la Martinique et Cuba, ont été acquises contre des équipes moins bien classées. Il est dans une certaine mesure normal de perdre contre le Mexique, un morceau encore trop gros pour la sélection de l’unifolié.

Mais l’élimination contre Haïti est frustrante parce qu’elle était à la portée du Canada.

Pour se qualifier pour les grands tournois, il faut battre régulièrement les équipes du même niveau, et particulièrement celles qui te sont inférieures. À ça, il faut ajouter une ou deux performances extraordinaires contre des adversaires qui ont l’habitude des qualifications comme le Mexique, les États-Unis ou le Costa Rica. Jusqu’ici, le Canada n’a pas démontré qu’il est capable de jouer avec les meilleurs.

Parlons un peu de l’Impact

Depuis quelques années, la réalité des différentes ligues au monde est en changement. Pour un joueur, les matchs programmés au cours du championnat ne constituent que le minimum syndical. En général, une tonne d’autres événements et de compétitions sont ajoutés aux horaires des ligues et – ultimement – des joueurs.

Pour ces derniers, ce genre d’horaire peut être accueilli avec plaisir. En majorité, les joueurs préfèrent les matchs aux entraînements. C’est au personnel technique que ces horaires posent le plus de difficultés.

D’abord, ils doivent gérer le temps de jeu, le volume d’effort de chaque joueur. Deuxièmement, ils doivent jongler avec les alignements d’un match à l’autre.

Même si la préparation est minutieuse, il est impossible de prévoir les blessures, de connaître les intentions d’un sélectionneur vis-à-vis un de nos joueurs et d’anticiper les résultats d’une sélection. Planifier l’imprévisible, vous le savez, est une tâche impossible en sport comme dans la vie.

Malgré ce genre d’écueils, les résultats de l’Impact ont continué dans la même veine depuis son retour de vacances. On alterne entre victoire et défaite avec des alignements qui changent aussi au gré des différents événements et des malchances.

En alternant les résultats de la sorte, même s’il est accroché à la deuxième position du classement de l’est de la MLS, l’Impact pourrait avoir à ramer pour rejoindre les séries éliminatoires.