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Venezuela : Guaido exclut pour l’heure un nouveau dialogue avec «la dictature meurtrière»

Venezuela : Guaido exclut pour l’heure un nouveau dialogue avec «la dictature meurtrière»
AFP

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Le chef de file de l’opposition vénézuélienne Juan Guaido a écarté mardi pour l’heure de nouvelles négociations avec le gouvernement de Nicolas Maduro, qu’il a qualifié de « dictature meurtrière » après la mort d’un soldat en détention accusé d’avoir projeté un « coup d’État ». 

« Pour les démocrates, ce n’est jamais le moment de négocier avec des preneurs d’otages, des profanateurs des droits de l’homme, avec une dictature », a déclaré à la presse l’opposant de centre droit à son arrivée à l’Assemblée nationale, qu’il préside. « Nous sommes face à une dictature meurtrière », a-t-il ajouté. 

La séance du Parlement, contrôlé par l’opposition, était consacrée à un débat sur le décès du capitaine de corvette Rafael Acosta Arevalo. L’officier est mort samedi alors qu’il était détenu pour sa participation présumée à ce que le gouvernement a qualifié de tentative de « coup d'État » déjouée contre Nicolas Maduro.  

Selon Juan Guaido et les États-Unis, le capitaine Acosta est mort « après avoir été torturé ». Deux militaires ont été inculpés et incarcérés pour leur responsabilité présumée dans ce décès qui a provoqué une vague d’indignation. 

Peu après les déclarations de Juan Guaido, le ministre des Affaires étrangères de Nicolas Maduro, Jorge Arreaza, a affirmé que le gouvernement attendait « que l’opposition soit disposée à reprendre les réunions en Norvège ». 

Deux premiers rounds de pourparlers se sont tenus à Oslo en mai. Au cours de la deuxième session, un dialogue en face-à-face a eu lieu entres les délégués de Juan Guaido et ceux du gouvernement, sans résultat tangible. 

Dans le cas où un troisième round devrait avoir lieu, « nous vous le ferions savoir de manière officielle », a encore expliqué Juan Guaido mardi. 

Le jeune opposant, reconnu comme président par intérim du Venezuela par une cinquantaine de pays dont les États-Unis, tente depuis janvier de déloger Nicolas Maduro de la présidence. Il le qualifie de « dictateur » et d’ » usurpateur » parce qu’il s’est maintenu au pouvoir à la faveur de l’élection présidentielle « frauduleuse » de 2018.