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Une drôle de mallette

Quiproquos en série au menu de la pièce présentée au Théâtre Beaumont-St-Michel

Claude-Henri et sa conjointe Jeanne, interprétés par les comédiens Carl Béchard et Isabelle Drainville, se retrouvent dans une situation un peu particulière lorsque l’homme, qui est comptable, trouve une valise pleine d’argent. 
Photo courtoisie, Luc Lavergne Claude-Henri et sa conjointe Jeanne, interprétés par les comédiens Carl Béchard et Isabelle Drainville, se retrouvent dans une situation un peu particulière lorsque l’homme, qui est comptable, trouve une valise pleine d’argent. 

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Des personnages qui déclenchent des éclats de rire, une situation abracadabrante, la comédie estivale La Mallette rouge réussit sa mission d’offrir un bon divertissement.

À l’affiche au Théâtre Beaumont St-Michel, jusqu’au 17 août, avec des supplémentaires qui seront bientôt annoncées, la pièce raconte l’histoire d’un comptable, un peu beige, qui trouve une valise contenant quelques millions de dollars.

Conscient que cet argent ne doit pas être très propre, il a comme plan de tout quitter, rapidement, avec sa conjointe Jeanne, et pour toujours.

Son épouse est toutefois réticente. C’est le jour de l’anniversaire de son amoureux, des amis sont attendus à la maison et il n’est pas question de changer quoi que ce soit au déroulement de la journée.

L’arrivée d’un couple d’amis beaucerons et d’un policier compliquera le tout.

La Mallette rouge est fidèle aux comédies estivales. C’est léger, la prémisse est amusante, les quiproquos sont nombreux et les comédiens excellents dans des rôles souvent hilarants.

La comédie se déroule en temps réel et le texte de l’auteur britannique Ray Cooney, adapté par le metteur en scène et directeur artistique Reynald Robinson, se déroule au Québec.

Enlevant et rythmé

La pièce est très rythmée et enlevante. On plonge tout de suite, après une mise en place, dans les menteries, les quiproquos et l’intervention d’une panoplie de personnages qui sont presque tous sur le 220 volts.

Carl Béchard, Caroline Dardenne, Isabelle Drainville, Jacques Girard, Amélie Grenier et Patric Saucier sont tous très bons. Ils livrent tous une belle performance.

Il est impossible de ne pas éclater de rire lorsque la comédienne Amélie Grenier, qui joue deux personnages, arrive sur le plateau en chauffeur de taxi. La comédienne qu’on a vue l’été dernier, au même endroit, dans la pièce Je préfère qu’on reste amis, a encore la cote d’amour du public.

Les situations loufoques sont beaucoup axées sur la confusion autour des personnages qui, pour déjouer les soupçons des policiers, ont plus d’une identité.

La Mallette rouge est un bon divertissement. On étire un peu la sauce, à quelques moments, après l’entracte, mais cela se produit souvent au théâtre d’été. Le genre est respecté, les comédiens sont bons et le plaisir est au rendez-vous.