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Auto ET autobus

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Dans le débat sur le financement du réseau routier et des transports en commun, ce qui me fascine, c’est comment il y a beaucoup de gens pour qui l’humanité se divise en deux camps.

Ainsi, il y aurait d’un côté les parasites qui prendraient l’autobus, et de l’autre les automobilistes qui sont en train de tuer notre planète.

Or, la réalité est beaucoup plus complexe.

Automobilistes et usagers

Ma blonde et moi, comme tout le monde, nous payons de l’impôt (beaucoup). Nous avons chacun un permis de conduire. À ce titre, nous payons de l’assurance automobile et nous finançons le transport en commun.

Que nous utilisons tous les deux, par ailleurs, et nous payons nos titres pour le faire. Moi, surtout dans mes loisirs. Pas de danger que je prenne mon auto lorsque je sais que je prendrai un verre ou de faire la file pour sortir d’un stationnement après un spectacle. Ma conjointe le prend pour aller travailler.

Nous avons une auto, que j’utilise. Si tout se passe comme prévu, nous aurons un jour des enfants, et celui d’entre nous qui aura à les déposer à la garderie puis à l’école la prendra. Plus tard, ils deviendront de grands ados qui prendront l’autobus pour aller voir leurs amis, puis aller à la polyvalente, au cégep ou à l’université.

J’oubliais ! Je conduis une voiture électrique. Je n’achète donc plus l’essence. Il faudra donc prévoir une méthode de financement du réseau routier basée sur l’utilisation de ceux qui l’utilisent, plutôt que sur les taxes, sinon je vais profiter de vous encore plus.

D’autres modèles

C’est absurde de vouloir saucissonner la société entre automobilistes et utilisateurs du transport en commun, comme si ces deux catégories ne se recoupaient pas et comme s’ils ne payaient pas tous les deux une tonne d’impôts et de tarifs.

Il existe par ailleurs d’autres modèles que celui d’avoir autant d’automobiles que d’adultes dans chaque cour du Québec.