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[PHOTOS | VIDÉO] Corey Hart sauve l'ouverture du FEQ

Après avoir été programmée à la dernière minute, l'icône des années 80 a donné des sueurs froides à l’organisation, jeudi

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Le karma s’est acharné sur la soirée d’ouverture du Festival d’été. La date du 4 juillet aura donné du fil à retordre à l’organisation jusqu’à la dernière seconde. Programmé en renfort pour combler une case horaire vide il y a deux semaines, Corey Hart a débarqué sur les Plaines à peine quelques minutes avant son spectacle, jeudi.  

Photo ANNIE T. ROUSSEL

«J’ai eu une journée incroyable», a lancé le chanteur après avoir littéralement accouru sur scène, avec 30 minutes de retard.       

«J’étais en spectacle au Japon mardi soir, a-t-il raconté. Quand j’ai eu l’offre de participer pour la première fois au Festival d’été, je me suis dit que je ferais n’importe quoi pour ne pas rater ça. Ça fait 48 heures que je n’ai pas dormi, mais je suis bien content d’être avec vous autres!»      

PHOTO ANNIE T. ROUSSEL

Le chanteur avait accepté l’invitation du FEQ sans trop se soucier de possibles retards dans les vols. Ayant atterri à Montréal jeudi en fin d’après-midi après une escale retardée à Pékin, Corey Hart s’est retrouvé coincé sur le pont Champlain, ce qui l'a d’abord forcé à annuler une entrevue qu’il devait accorder devant des fans à 17h30.       

Un hélicoptère l'attendait à Saint-Hubert pour qu’il puisse se rendre plus rapidement à Québec, mais le chanteur a finalement opté pour la voiture.       

Photo ANNIE T. ROUSSEL

Alors que le spectacle était déjà bien entamé par les groupes A Flock of Seagulls et Level 42, Corey Hart était quelque part sur l'A20, de quoi donner quelques sueurs froides à l’organisation. Le chanteur de 57 ans est finalement arrivé sur les Plaines quelques minutes seulement avant de fouler les planches, vers 22h.       

Sur l’adrénaline  

Le sourire aux lèvres, Corey Hart est arrivé en courant sur la scène. Sa générosité sans bornes et son charisme sont à l’épreuve du décalage horaire. Porté par l’adrénaline, il a ravivé la fièvre des années 1980 sans le moindre compromis, dans une forme impeccable. On se demande sincèrement comment il a fait.       

Alors que son choix en tant que tête d’affiche avait divisé les opinions, puisqu’il s’est produit au Centre Vidéotron il y a à peine un mois, c’est une foule plutôt massive qui était au rendez-vous... et qui s’est mise à crier très fort lorsque Julie Masse est apparue sur les écrans géants, aux côtés de son mari, avec qui elle a interprété Là-bas.       

Photo ANNIE T. ROUSSEL

Corey Hart avait d’ailleurs concocté un spectacle quelque peu différent de celui donné à l’amphithéâtre. Bien qu’il ait encore soulevé la foule avec ses hits, comme Everything In My Heart, Never Surrender et Sunglasses at Night, le chanteur a repris Les Bombes, de Pagliaro, et des pièces du groupe The Police, qu’il a faites sur une petite scène en plein milieu du parterre.       

S’il a demandé à la foule de lui pardonner «des choses un peu croches» par manque de répétitions, aucun pépin n’est survenu.       

À entendre la foule chanter et à voir la marée de cellulaires qui illuminaient les Plaines, on ne peut faire qu’un constat: la nostalgie, c’est un pari toujours payant.       

À fond la nostalgie  

Dans une soirée consacrée à 100% aux années 1980, les Britanniques Level 42 ont fait une entrée triomphante au son d’une puissante section de cuivres et d’un de leurs plus grands hits, Running the Family. Dès la seconde pièce, le public a eu droit aux prouesses du bassiste – réputé mondialement – Mark King, qui a formidablement manié son instrument tout au long de la prestation d’une heure.       

Photo ANNIE T. ROUSSEL

Avec leurs vestes métalliques et les lunettes jaune fluo du leader Mike Score, le groupe A Flock of Seagulls a aussi joué à fond la carte de la nostalgie, faisant déferler sur les Plaines un flot de rythmes synthétiques et dansants en première partie.