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Les libéraux accusent la CAQ de se traîner les pieds pour casser le monopole de la SAQ

Bloc SAQ vins vin
Photo courtoisie, SAQ

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Les libéraux accusent le gouvernement Legault de se traîner les pieds dans le dossier de la libéralisation du marché du vin au Québec.

«Non seulement la CAQ se traîne les pieds, mais ce gouvernement ne fait que regarder la Société des alcools du Québec (SAQ) que pour maximiser son dividende. Les consommateurs sont où là-dedans?» se demande le député libéral et ancien ministre des Finances, Carlos Leitao.

Bloc SAQ vins vin
Photo d'archives, Simon Clark

Selon ce dernier, le refus du gouvernement caquiste d'ouvrir le marché du vin a des conséquences directes sur les prix payés par les consommateurs et la qualité des produits offerts.

Comme le rapporte Le Journal jeudi, du vin en vrac payé 84 cents peut parfois être revendu jusqu’à 15$ et même 16$ la bouteille à la Société des alcools du Québec (SAQ) ainsi que dans les épiceries et dépanneurs au Québec.

Des données publiées par l’Association américaine des économistes du vin issues du site Comtrade indiquent que les importateurs de vins en vrac font des affaires d’or au Québec.

«On le voit avec votre reportage. On doit ouvrir le monopole de la SAQ pour permettre un plus grand choix aux consommateurs», a fait valoir M. Leitao.

L’ex-grand argentier du Québec rappelle que l’ancien gouvernement libéral avait pris durant la dernière campagne électorale l’engagement d’ouvrir le marché du vin au Québec afin de permettre une meilleure concurrence et de meilleurs prix.

«On avait dit très clairement que l’on allait ouvrir le monopole de la SAQ», a précisé le critique libéral des Finances.

Les libéraux s’étaient engagés à permettre aux dépanneurs et épiceries de vendre des bouteilles de vin embouteillées au château. Ils voulaient permettre également l’ouverture de boutiques de cavistes qui auraient commandé directement aux producteurs sans passer par la SAQ.

Sous le règne de Philippe Couillard, les libéraux avaient ordonné à la SAQ de baisser les prix de ses bouteilles de vin. En 2016, et 2017, la SAQ avait baissé ses prix de 1,40$ sur les bouteilles de ses 1600 vins les plus populaires.

Depuis, les prix n’ont toutefois jamais cessé de grimper. À la fin mai, la SAQ a augmenté ses prix pour une troisième fois en un an dans ses magasins.

En réflexion

À la CAQ, le ministre des Finances, Éric Girard, n’était pas disponible jeudi pour commenter le dossier.

En mai, le ministre Girard avait laissé entendre qu’il était toujours en «réflexion» afin de libéraliser le marché du vin au Québec.

Pour l’heure, le gouvernement caquiste n’a pas l’intention de toucher à la SAQ alors que l’objectif est «d’optimiser le modèle actuel».

Il y a à peine un an, la CAQ, alors dans l’opposition officielle, avait pourtant promis que si elle formait le prochain gouvernement, elle avait l’intention de mettre fin au monopole de la SAQ.

Le député François Bonnardel, alors leader parlementaire de la CAQ, avait même promis d’agir rapidement.

Parmi les avenues possibles pour libéraliser le marché de l’alcool au Québec, la CAQ parlait de permettre aux dépanneurs et aux épiceries de vendre des vins et des spiritueux embouteillés à l’extérieur du Québec et en vente uniquement à la SAQ.

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