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[PHOTOS] Lou Doillon: rockeuse dans l’âme

Lou Doillon livre la marchandise malgré l’indifférence du public lors de la toute première soirée de concerts à la place George-V

[PHOTOS] Lou Doillon: rockeuse dans l’âme
Photo Simon Clark

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À la sortie de son troisième album, tout le monde ne parlait que du virage pop de Lou Doillon. Sauf que sur scène, c’est quand elle exploite ses couleurs rock qu’elle déchire tout.

[PHOTOS] Lou Doillon: rockeuse dans l’âme
Photo Simon Clark

Une rockeuse dans l’âme? C’est ce que la Franco-Britannique nous a laissé entrevoir, jeudi soir, en première partie de Nick Murphy, lors de la toute première soirée de musique du Festival d’été à la place George-V.

[PHOTOS] Lou Doillon: rockeuse dans l’âme
Simon Clark/Agence QMI

 

Franchement, elle sait comment habiter une scène, Lou. Il fallait la voir chanter les yeux fermés, en se déhanchant et en rugissant de sa voix grave et granuleuse. Quand les guitares étaient à l’avant-plan, sur des titres comme So Still, Brother ou encore Lay Low, on la sentait s’abandonner totalement. Dans sa zone. Prête à rugir.

[PHOTOS] Lou Doillon: rockeuse dans l’âme
Photo Simon Clark

Maintenant, il lui faudra trouver comment établir une connexion plus profonde avec le public de Québec. Trop souvent hier, Lou Doillon a été confrontée à l’indifférence de la foule. Pendant un passage tout en douceur de ICU, pourtant un de ses titres les plus connus, on entendait clairement les gens bavarder. Ça tue l’ambiance, mettons.

Dire qu’on s’interrogeait, avant le concert, sur le choix des programmateurs de ne pas lui octroyer sa soirée en tête d’affiche. Il semble que sa notoriété chez nous, qu’on pensait assez forte, ne soit pas encore tout à fait rendue à ce niveau.

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Photo Simon Clark

Éloges pour Les Louanges

À tout seigneur, tout honneur, c’est un gars du coin, le Lévisien Vincent Roberge, alias Les Louanges, qui a inauguré la place George-V sur le coup de 19h.

Armé des pièces de son acclamé premier album La nuit est une panthère, le chanteur et guitariste, au look qui ferait le désespoir de Jean Airoldi et à la démarche sarcastiquement lascive, comptait sur un bon bassin de fans visiblement familiers avec ses pièces qui mélangent avec beaucoup de groove le hip-hop et le R&B.

Plus elle avançait, plus sa prestation prenait du coffre - merci aux quatre musiciens et surtout à son saxophoniste – et c’est sous des vivats bien sentis que Roberge/Les Louanges, au terme d’une intense livraison de Tercel, a quitté.

Comme un genre de petite consécration qui l’a fait sourire à belles dents.