/sports/hockey
Navigation

Retour en arrière pour Matthew Boucher

L’ancien joueur des Remparts a participé au camp de développement des Penguins de Pittsburgh, là où son père Philippe a remporté la Coupe Stanley

Matthew Boucher qui a quitté les Remparts en 2018 vient de conclure sa première saison sur le circuit universitaire canadien.
Photo d’archives, Jean-François Desgagnés Matthew Boucher qui a quitté les Remparts en 2018 vient de conclure sa première saison sur le circuit universitaire canadien.

Coup d'oeil sur cet article

Matthew Boucher avait 12 ans quand son père, Philippe, a soulevé la Coupe Stanley dans l’uniforme des Penguins de Pittsburgh, en 2009. Dix ans plus tard, la semaine dernière, il a vécu un moment spécial en y remettant les pieds, mais, cette fois, en tant que joueur invité au camp de développement de l’équipe.

L’attaquant de 21 ans, qui vient de conclure sa première saison sur le circuit universitaire canadien avec l’Université du Nouveau-Brunswick, en était à sa troisième expérience dans un camp de développement après des essais avec les Coyotes de l’Arizona en 2016 et l’Avalanche du Colorado en 2018.

Cette année, toutefois, son expérience a été particulière. Non seulement parce qu’il revenait dans un endroit qu’il avait bien connu, mais aussi parce qu’il a pu revoir des visages familiers, dont l’assistant du directeur-général des Penguins, Bill Guerin, avec qui son père a joué à Dallas, puis à Pittsburgh, ainsi que le directeur du développement des joueurs des Pens, Scott Young, qui habitait en face de chez les Boucher à Dallas.

« C’était vraiment plaisant de revenir à Pittsburgh, mais aussi de revoir plusieurs visages connus, a-t-il mentionné en entrevue téléphonique avec Le Journal. J’avais 12 ans quand mon père a joué à Pittsburgh, et, à cette époque, il jouait encore au Mellon Arena alors que le camp se tenait au complexe d’entraînement. Maintenant, ils évoluent dans un nouvel aréna et le complexe a été complètement rénové. C’était impressionnant. »

Bon camp

Toujours est-il que Boucher ne s’est pas présenté à Pittsburgh pour y faire du social ! Sur la patinoire, l’ancien capitaine des Remparts de Québec estime avoir bien paru.

« Ils m’ont dit qu’ils me rappelleraient au cours de l’été, selon la manière dont se déroulerait le reste du marché des agents libres. Ils ont aimé mes résultats dans les tests physiques ainsi que mon jeu sur la patinoire. Personnellement, je pense avoir joué mon meilleur hockey depuis longtemps lors du tournoi à trois contre trois à la fin du camp. »

Boucher ne sait toujours pas ce qui l’attend pour la saison prochaine. L’an dernier, il avait refusé une offre de l’Avalanche du Colorado afin de ne pas perdre ses bourses d’études universitaires.

Décision à prendre

Cette année, il ne sait toujours pas ce qu’il fera si les Penguins — ou une autre équipe — lui font signe.

« Ça reste intéressant de jouer professionnel, et c’est le rêve de tous les joueurs de hockey. Par contre, en ce moment, j’ai les deux pieds à l’université et j’aimerais avoir mon baccalauréat. Cela dit, je ne me ferme aucune porte, et si une bonne occasion se présente, j’aurai une importante décision à prendre. Sinon, je ne serai pas déçu de retourner à UNB », assure celui qui poursuit des études en administration des affaires.

D’ailleurs, Boucher se réjouit que le circuit universitaire canadien gagne en crédibilité auprès des formations de la LNH. En mars dernier, l’attaquant Luke Philp des Golden Bears de l’Université de l’Alberta a signé un contrat d’entrée avec les Flames de Calgary.