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Des choristes irrésistibles

Le spectacle musical est une belle bulle de bonheur

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Le comédien François L’Écuyer et les chanteurs de la Maîtrise des petits chanteurs de Québec offrent un spectacle musical réussi et une belle bulle de bonheur.

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Le vent autour des Choristes était favorable. Et avec raison, l’adaptation théâtrale du film de Christophe Barratier, avec des voix qui sont irrésistibles, est un spectacle qui fait du bien. Une bulle de bonheur.

Immense succès à Montréal, le spectacle musical mis en scène par Serge Denoncourt est à l’affiche, jusqu’au 28 juillet, à la Salle Albert-Rousseau.

Les Choristes, c’est l’histoire de Clément Mathieu, un musicien sans emploi qui débarque, en 1949, dans un pensionnat en Beauce, où il est engagé à titre de surveillant.

Il s’agit d’un établissement de rééducation pour les enfants à problèmes et en difficulté, où Rachin, le directeur, a imposé un régime de terreur, incluant des séjours au « trou » et des sévices corporels.

Mathieu tente une expérience. Il décide d’initier les jeunes au chant pour essayer de les amener vers la lumière. Il devient une sorte de protecteur et découvrira un talent exceptionnel dans la voix du jeune Pierre Morhange.

Le spectacle musical s’appuie sur le long-métrage avec une adaptation réussie dans un contexte québécois.

Outre le cheminement des élèves qui se modifie au contact d’un homme bon et humain, Les Choristes repose beaucoup sur ces moments de beauté où les jeunes, sélectionnés au sein de la Maîtrise des petits chanteurs de Québec, déploient leurs voix.

Chacun de ces moments, lors de l’interprétation des pièces Vois sur ton chemin, Caresse sur l’océan et Cerf-Volant, a généré des instants de grâce.

Scène révélatrice

Il y a beaucoup d’humour dans Les Choristes, comme cette scène savoureuse où Clément Mathieu passe les jeunes en audition pour identifier la tonalité de leur voix. Les jeunes, qui ne sont pas des comédiens, se tirent très bien d’affaire lors de ce moment très amusant.

On n’est jamais dans la lourdeur, sauf lors d’une scène forte, révélatrice et réussie, lorsque les enfants chantent tout en douceur et que Mongeau, un cas lourd, se voit infliger une sévère correction.

François L’Écuyer livre un Clément Mathieu juste. On y croit. Autant dans l’humanité qu’il déploie et l’amour qu’il a envers ces jeunes que dans sa façon de battre la mesure, lorsqu’il dirige.

L’histoire, les moments d’humour, les éléments de mise en scène, les performances de François L’Écuyer, Henri Chassé (Rachin), Gary Boudreault (Père Maxence) et Michel Olivier Girard dans l’amusant professeur Langlois, et surtout les voix de ces 15 jeunes, qui sont l’essence de ce spectacle, contribuent à la création de cette bulle de bonheur.