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D’étourdissantes courses de drones à 150 km à l’heure

Notre journaliste a eu le tournis en enfilant les lunettes de ces pilotes de l’air

GEN - COMPÉTITION DE DRONE A LAVAL
Photo Martin Alarie Anthony Karabian, de Laval, est considéré comme étant le troisième meilleur pilote de drone au Canada.

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Des pilotes de drones s’affrontaient samedi avec leur bolide volant à plus de 150 km/h dans un espace à peine plus gros qu’un aréna à Laval.

« Ça prend de la pratique. À cette vitesse, les erreurs ne pardonnent pas toujours. C’est très rapide », explique Jay Forget, l’un des organisateurs de la course.

Ils étaient une trentaine d’adeptes à participer à l’événement qui avait lieu au dôme du centre de golf UFO à Laval.

Ces engins atteignent 150 km/h en compétition.
Photo Martin Alarie
Ces engins atteignent 150 km/h en compétition.

Munis de leurs appareils pas plus gros qu’une assiette et valant autour de 2000 $, ils suivent un tracé en contournant des obstacles le plus vite possible.

Pour ce faire, les pilotes utilisent des lunettes spéciales qui permettent de voir comme s’ils étaient à bord de leur drone.

Une sensation étourdissante pour un néophyte, a pu constater le représentant du Journal qui a été le spectateur de deux courses avec ces lunettes.

Lorsqu’il a suivi le parcours d’Anthony Karabian, un pilote membre du Team Canada, il a été impossible pour lui de rester debout.

Les drones doivent franchir la ligne d’arrivée à l’intérieur de ce passage. En cas d’échec, ils doivent faire marche arrière et tenter à nouveau d’y entrer.
Photo Martin Alarie
Les drones doivent franchir la ligne d’arrivée à l’intérieur de ce passage. En cas d’échec, ils doivent faire marche arrière et tenter à nouveau d’y entrer.

Pratique en simulateur

Le jeune homme de 22 ans est considéré comme le troisième meilleur pilote au Canada. Samedi, il effectuait chaque tour de piste avec quatre ou cinq secondes d’avance sur ses adversaires.

« Il y a beaucoup de pratique en simulateur pour arriver à ça », explique l’étudiant en génie de logiciels à l’École de technologie supérieure (ÉTS). Ce dernier s’est intéressé aux drones pour la première fois il y a trois ans à l’École.

La vedette montante a participé à de nombreuses compétitions au Canada et aux États-Unis. Grâce à son talent, il gagne déjà de l’argent dans le domaine.

« J’ai piloté les drones pour les publicités mondiales », explique celui qui a reçu des contrats pour des réclames télévisées de Chevrolet et Volkswagen.

« Il y a beaucoup de talents dans le domaine au Québec. Le meilleur pilote de course au monde est un Montréalais, Gabriel Kocher », explique Jay Forget.