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L’aventure sur les routes

Paul Houde, géographe, animateur et caravanier

L’aventure sur les routes
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C’est à 14 ans, à peine sorti de l’enfance, que Paul Houde a fait son premier voyage en solo au grand désespoir de sa mère : « Quand elle m’a vu quitter la maison avec ma tente et mon sac à dos, prêt à explorer la Côte-Nord sur le pouce, elle a presque fait une syncope », dit l’animateur. Au retour de ce premier périple, qui l’avait enchanté, Paul Houde s’est promis de découvrir le monde !

Aujourd’hui, à 64 ans, Paul Houde, qui est aussi géographe de formation, a visité pas moins de 80 pays ! Mais depuis les cinq dernières années, il préfère voyager à bord de son motorisé ! D’ailleurs, il aime à ce point la route qu’il entreprendra en septembre prochain une formation pour devenir camionneur ! Oui, les voyages forment, mais pas juste la jeunesse !

Paul Houde
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Paul Houde

Paul, à quand remonte votre passion pour le caravaning ?

Ma passion remonte aux années 1990. Mais j’ai acheté mon premier motorisé il y a seulement cinq ans. Je me suis rendu compte que je n’avais plus envie de voyager en avion et de fréquenter les aéroports. J’en avais également marre que l’on perde mes valises ! J’ai eu la chance de faire un grand tour de la planète en visitant environ 80 pays, et aujourd’hui, j’ai tout simplement envie de sortir mon BBQ, ma chaise longue et de relaxer sous l’auvent de mon motorisé !

La vie relaxante en motorisé ! Camp de base de la grande éclipse de Soleil du 21 août 2017.
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La vie relaxante en motorisé ! Camp de base de la grande éclipse de Soleil du 21 août 2017.

Et qu’avez-vous acheté comme véhicule ?

J’ai fait l’acquisition d’une auto-caravane de classe C avec la bulle à l’avant, appelée « Capucine » ! Elle donne un beau grand lit supplémentaire par-dessus l’aire de conduite ! J’ai acheté un véhicule de la marque Thor, plus particulièrement un Thor Quantum RS26. Je ne l’ai pas acheté sur un coup de tête. J’ai fait mes classes ! Pendant quatre ans, je me suis renseigné sur les roulottes, les caravanes à sellette, les véhicules de classe A, B et C. J’ai également loué divers types de motorisés, ce qui m’a permis de faire un choix éclairé.

Ici Portage la Prairie, Manitoba. La plus grosse canette de Coca-Cola au monde.
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Ici Portage la Prairie, Manitoba. La plus grosse canette de Coca-Cola au monde.

Et qu’aimez-vous en particulier de la vie en VR ?

D’abord, j’adore conduire. Je ne suis pas tuable au volant. Conduire mon VR est l’activité qui me détend le plus ! J’apprécie également le « lifestyle » qui en découle ! Je découvre de nouveaux paysages, je cuisine au grand air et je fais du vélo, parce que nous les transportons toujours avec nous ! J’observe également le ciel avec mon télescope ! Quand je suis en Arizona ou au Nouveau-Mexique par ciel dégagé, et qu’il n’y a pas d’électricité à 100 km à la ronde, et que j’observe la Voie lactée, je vis de grands moments de bonheur. Bien sûr, mon véhicule est entièrement équipé de wi-fi ! Que je sois en Alaska ou dans le fin fond des bois, j’ai la télévision et l’internet. Je vis comme à la maison, mais dans un petit espace !

Seriez-vous capable de faire votre vie dans ce type de véhicule ?

Tout à fait, mais avec le climat du Québec en hiver, je ne peux pas l’envisager. Même les VR les plus coûteux et luxueux ne sont pas conçus pour être utilisés par temps froid. Autrement, je n’hésiterais pas deux secondes. Aujourd’hui, vivre avec le strict minimum me convient parfaitement. Je suis devenu un minimaliste ! Le matériel n’a plus d’importance dans ma vie ! Je n’ai plus besoin de rien sauf de l’essentiel !

Stationnement du Walmart à Lexington, 
Caroline du Sud.
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Stationnement du Walmart à Lexington, Caroline du Sud.

Quels voyages avez-vous faits avec votre motorisé jusqu’à maintenant ?

J’ai parcouru 27 700 kilomètres en tout et partout ! J’ai visité l’Ohio, le Kentucky, Nashville au Tennessee... Je suis allé au Wyoming et au Dakota du Sud où j’ai visité le Badlands National Park et les Black Hills. J’ai trouvé extraordinaire de boire mon café expresso et de prendre ma douche en plein milieu du désert ! J’ai voyagé dans le Dakota du Nord, l’Idaho, l’Oregon, tout en faisant une escale à Seattle. J’ai visité l’Iowa. Un État très religieux et très « trumpiste ». Croyez-le ou non, les commis aux caisses dans les 7 Eleven [des établissements de type dépanneur] sont armés ! Comme je suis très curieux de nature et que j’aime le côté kitch et insolite des États-Unis, ça m’a bien sûr fasciné.

Son VR est aussi un observatoire astronomique mobile.
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Son VR est aussi un observatoire astronomique mobile.

Vous avez fait un grand tour des États-Unis ?

Presque tout le pays sauf le Kansas, l’Arkansas, le Mississippi, l’Alabama, la Louisiane et l’Alaska ! Je ne boude pas les États-Unis, et je trouve plutôt malheureux qu’on ne fasse pas la distinction avec l’Amérique politique et la découverte du pays. Chaque État américain a une mentalité différente, et dans plusieurs États comme au Minnesota, la mentalité est très semblable à la nôtre. J’ai toujours été intéressé par ce pays qui a beaucoup à offrir. Et quoi qu’on en dise, c’est encore sur papier le pays le plus puissant de la planète !

Paul Houde à 14 ans en autostop sur la 
Côte-Nord en juin 1970. Son premier voyage !
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Paul Houde à 14 ans en autostop sur la Côte-Nord en juin 1970. Son premier voyage !

La Californie vous plaît particulièrement, semble-t-il ?

Tout à fait et si j’avais à m’installer dans un autre endroit que le Canada, j’opterais pour San Diego que j’ai visité une douzaine de fois. Le climat est extraordinaire, il ne pleut jamais ou presque, et le ciel est bleu 300 jours par année. La température n’est jamais trop chaude, ni trop froide. Située au bord du Pacifique, San Diego est également à une heure de route du désert et à une heure de route du mont Palomar, là où on trouve l’un des plus importants observatoires astronomiques du monde. La ville est propre, beaucoup plus tranquille que L.A. ou San Francisco, et elle est axée sur les enfants. Quand j’y suis allé avec mon petit-fils, il a passé quatre journées au New Children’s Museum. Il y a bien sûr les tremblements de terre, mais c’est le prix à payer pour vivre en Californie !


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