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«Effet FEQ»: scénario parfait pour les commerçants de Grande Allée

Ambiance Grande Allee, Festival d ete Quebec, FEQ, Quebec, 6 juillet 2019. PASCAL HUOT / JOURNAL DE QUEBEC / AGENCE QMI
Pascal Huot Ces jeunes hommes profitaient d’une journée toute désignée pour siroter un cocktail sur une terrasse.

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L’«effet FEQ» se fait déjà sentir sur la Grande Allée et ses environs, après seulement trois soirs, alors que le soleil d’été combiné aux spectacles relevés promet aux restaurateurs et aux tenanciers de rattraper leur début d’été difficile.

Successivement, les Corey Hart, alt-J et Lynyrd Skynyrd ont drainé des foules appréciables dans les artères jouxtant les plaines d’Abraham. «Là, on le sait : le Festival est commencé!», lance Philippe Desrosiers, copropriétaire de l’Inox, où la terrasse commençait à prendre vie, samedi, à quelques heures du jour 3 du Festival d’été.

Les serveurs étaient fort occupés sur Grande Allée samedi.
Photo Jean-Francois Desgagnés
Les serveurs étaient fort occupés sur Grande Allée samedi.

Malgré l’importance des têtes d’affiche, le beau temps reste l’allié par excellence de ceux qui brassent des affaires sur la Grande Allée et ses environs. Le soleil sera de leur côté et de celui des festivaliers jusqu’à au moins vendredi, alors qu’un ciel bleu et des températures estivales parfaites sont attendus.

Ce scénario rêvé donne de l’espoir aux commerçants, qui ont dû manger leur pain noir plus souvent qu’à leur tour dans les derniers mois.

«Le monde avait hâte au soleil, et maintenant il est là. On se souhaite un beau FEQ jusqu’à la fin pour venir compenser le début d’été», affirme Philippe Desrosiers, pour qui le début d’été tardif a été synonyme de pertes s’élevant à quelques dizaines de milliers de dollars.

Folle «routine»

Si la pénurie de main-d’œuvre est une réalité omniprésente, surtout dans la région de Québec, les restaurateurs sont fins prêts pour ce blitz. Les équipes en cuisine et sur le plancher étaient complètes pour la grande majorité des commerces, dont certains ont doublé leurs effectifs pour la durée du festival.

La populaire artère était bondée, samedi, en début de soirée.
Photo Jean-Francois Desgagnés
La populaire artère était bondée, samedi, en début de soirée.

«Les gens pensent parfois qu’ils n’auront pas un bon service à cause de la pénurie de main-d’œuvre, mais ce n’est pas le cas. On est là et on livre la marchandise», assure le directeur du Belga, Philippe Linteau, qui dit avoir reçu une quinzaine de CV après avoir fait état de la rareté de potentiels employés dans les pages du Journal mercredi.

«C’est la routine estivale, alors on se prépare en fonction de ça. Jusqu’à maintenant, ça se passe bien», fait état Marie Fortin, gérante du Café Krieghoff, sur la rue Cartier.