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15 romans palpitants pour l’été

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Grâce à ce dossier polars/thrillers, vous avez maintenant 15 autres très bonnes raisons d’aller faire un tour au chalet ou à la mer !

Le prieuré de Crest

► Sandrine Destombes, Éditions Hugo, 352 pages

Photo courtoisie

Après Les jumeaux de Piolenc, qui lui a valu l’an dernier le prix VSD/RTL du meilleur thriller français, Sandrine Destombes nous conduit cette fois directement sur une route de la Drôme, où le sous-lieutenant Benoit prendra en chasse le véhicule d’une femme qui semble avoir kidnappé une gamine de huit ans. Non seulement ça ne se terminera pas très bien (décès de la conductrice et gamine dans le coma), mais à partir de là, les cadavres commenceront à pulluler dans la petite bourgade de Crest. Une auteure à suivre. Vraiment.

Le cœur et la chair

► Ambrose Parry, Éditions du Seuil, 400 pages

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Dans le premier volet de cette toute nouvelle série de thrillers historiques, on fera la connaissance de Will Raven, un jeune étudiant de médecine qui, durant l’hiver 1847, découvrira le cadavre d’une prostituée avec qui il était ami. Tout en travaillant aux côtés d’un célèbre obstétricien d’Édimbourg, Will tentera ainsi de lever le voile sur cette macabre affaire. Le principal intérêt de ce livre ? On y apprend une foule de choses sur les techniques et le savoir médical du XIXe siècle. Ce qui nous permet d’ajouter qu’on n’aurait pas vraiment aimé vivre à cette époque !

Ce que savait la nuit

► Arnaldur Indridason, Éditions Métailié, 290 pages

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Pas de commissaire Erlendur Sveinsson dans ce nouveau roman de l’écrivain islandais Arnaldur Indridason. En revanche, on ne tardera pas à y retrouver Konrad, un policier à la retraite qui a longtemps travaillé à la Criminelle de Reykjavik. Un groupe de touristes a en effet découvert sur le Langjökull le cadavre congelé d’un homme qui a disparu 30 ans plus tôt. Une affaire que Konrad avait à l’époque suivie de près et qu’il tentera cette fois de résoudre... alors que la piste est particulièrement froide ! Une bonne histoire, même si l’auteur nous a habitués à mieux.

Le jour de ma mort

► Jacques Expert, Éditions Sonatine, 320 pages

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Il y a quelques années, pendant qu’elles étaient en vacances au Maroc, Charlotte et ses copines sont allées consulter un voyant. Et jusqu’à présent, toutes les prédictions qu’il leur a faites se sont accomplies. Charlotte a donc de très fortes chances de mourir au cours des prochaines heures, parce que le voyant lui a affirmé qu’elle allait trépasser en ce 28 octobre. Pour ne rien arranger, elle vit dans un quartier presque désert et un tueur en série rôde dans les environs...

Un bon suspense, à condition de ne pas se demander pourquoi Charlotte a attendu jusqu’à ce fatidique 28 octobre pour commencer à s’inquiéter...

Si je mens, tu vas en enfer

► Sarah Pinborough, Éditions Préludes, 418 pages

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Un thriller psychologique à ne pas rater si on aime les histoires tordues à souhait. Au générique ? Lisa, une employée de bureau qui semble avoir peur de tout, Ava, sa fille rebelle de 16 ans, et Marilyn, la meilleure amie et collègue de travail de Lisa. On comprendra assez vite qu’elles ont toutes trois plein de secrets les unes pour les autres. Mais avant de découvrir lesquels, il faudra attendre qu’Ava attire l’attention des médias en sauvant un petit garçon de la noyade... et que chacune d’elles soit ensuite submergée par les ennuis.

Succion

► Yrsa Sigurðardóttir, Éditions Actes Sud, 416 pages

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Après ADN, qui introduisait l’inspecteur de police Huldar et la psychologue pour enfants Freyja, voici maintenant Succion, le deuxième opus de cette série. Qui commence du reste fort mal, puisqu’une gamine de huit ans ne tardera pas à être violée et tuée. Mais le plus inquiétant, c’est ce cylindre du temps qui a été déterré. Des élèves y ont enfermé des lettres décrivant ce à quoi l’Islande allait ressembler dans 10 ans et dans l’une d’elles, quelqu’un a préféré rédiger la liste des gens qu’il tuerait en 2016... Oui, bonjour les nuits blanches !

Son Espionne royale mène l’enquête

► Rhys Bowen, Éditions Robert Laffont, 360 pages

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Si on a envie de quelque chose d’un peu moins glauque ou d’un peu moins violent, le cosy mystery est là pour ça. Maintenant traduite en français, la sympathique série Son Espionne royale ne pouvait donc pas mieux tomber. Elle met en scène Lady Victoria Georgiana Charlotte Eugenie, 34e héritière du trône britannique. Un titre qui ne vient malheureusement pas avec châteaux et comptes bancaires bien remplis, et pour survivre, Georgie devra se retrousser les manches. Par chance, elle sera convoquée par la reine en personne avec pour mission d’espionner le prince de Galles.

Le tome 2 (Son Espionne royale et le mystère bavarois) est tout aussi amusant.

L’ombre de la baleine

► Camilla Grebe, Éditions Calmann-Lévy, 448 pages

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Contrairement au roman précédemment cité (Diskø), celui-ci nous vient réellement de Scandinavie, l’auteure y étant née. Et c’est dans l’archipel de Stockholm qu’elle nous amènera peu à peu à partager le terrible quotidien de Manfred, un flic qui n’a pas pu empêcher sa petite fille de tomber du troisième étage de l’appartement familial. Mais il y a pire encore : plusieurs cadavres ayant été retrouvés, Manfred devra mettre son chagrin de côté pour enquêter et se frotter à armes inégales à des trafiquants de drogue. Assez bien ficelé, un polar polaire qui nous a marqué.

Unité 8200

► Dov Alfon, Éditions Liana Levi, 396 pages

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Pour les amateurs du genre, c’est LE roman d’espionnage à ne pas rater cet été. Car à peine le cap des premières pages passé, rebondissements et décharges d’adrénaline se succèdent à une vitesse folle ! En se faisant passer pour un autre juste après avoir franchi les douanes françaises, un jeune geek israélien ne pouvait de fait absolument pas se douter que cette blague de mauvais goût allait non seulement lui coûter la vie, mais déclencher un incroyable tsunami au sein des services secrets. On le répète, un livre génial.

Stoneburner

► William Gay, Éditions Gallimard, 384 pages

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Avec ce très noir roman, on remonte jusqu’aux années 1970. Une époque où quantité de vétérans sont revenus au pays après avoir laissé le meilleur d’eux-mêmes dans les jungles du Vietnam. Thibodeaux en fait partie et oups !, il s’enfuira avec l’argent et la sulfureuse petite amie d’un trafiquant de drogue du nom de Cap Holder. Ce dernier, comme on peut s’en douter, n’en sera pas particulièrement ravi et pour traquer Thibodeaux à travers les États-Unis, il engagera Stoneburner. Qui a lui aussi combattu au Vietnam et qui, oui, a déjà croisé là-bas Thibodeaux.

L’intrigue est bourrée de clichés, mais ça ne nous a pas empêché de l’apprécier.

Annabelle

► Lina Bengtsdotter, Éditions Marabout, 320 pages

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Quitte à être en Suède, aussi bien y rester ! On pourra ainsi visiter de loin Gullspång, la petite localité agricole de 6000 habitants où l’inspectrice Charlie Lager espérait ne plus jamais avoir à remettre les pieds. Après y avoir passé une partie de sa jeunesse, elle sait en effet mieux que personne que l’endroit n’a absolument rien d’attrayant. Mais comme une adolescente de 17 ans y a disparu après une fête bien arrosée, Charlie devra à la fois affronter les démons du passé et ceux qui ont peut-être assassiné la jeune Annabelle. Un bon classique du genre.

Son vrai visage

► Karin Slaughter, Éditions Harper Collins, 576 pages

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Le jour de ses 31 ans, Andrea acceptera d’aller manger au restaurant avec sa mère Laura, une orthophoniste agréée qui a récemment eu à lutter contre le cancer du sein. Manque de chance, un type débarquera dans la salle et se mettra bientôt à tirer sur tout le monde. Si Laura n’était pas intervenue en poignardant le tueur d’une main sûre, Andrea y serait d’ailleurs passée. La question qui se pose maintenant, c’est qui est réellement Laura ? Ou plutôt, qui a-t-elle déjà été ? À Andrea de le découvrir, même si elle va ainsi nous obliger à lire la suite de l’histoire au bout de notre siège.

Diskø

► Mo Malø, Éditions de La Martinière, 420 pages

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Ce n’est pas la première fois qu’on croise un inspecteur qui, par choix ou par malchance, doit s’exiler dans de froides contrées. On songe notamment au Ari Thór de Ragnar Jonasson, qui a accepté d’aller travailler dans la ville la plus au nord de l’Islande, ou au héros d’Olivier Truc, qui a été affecté dans l’extrême sud de la Laponie. Quant à l’inspecteur danois Qaanaaq Adriensen, c’est au Groenland qu’on le retrouvera avec, très vite, un premier mort sur les bras. Façon de parler, car avant de pouvoir l’expédier à la morgue, il faudra d’abord le retirer de l’iceberg dans lequel il aurait apparemment été congelé vivant. Une histoire qui fait froid dans le dos.

Entre les lignes

► Michelle Adams, Éditions Milady, 384 pages

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Imaginez le cauchemar : se réveiller dans une chambre d’hôpital et ne pas avoir la moindre idée de ce qu’on peut bien fabriquer là. Mais ça pourrait être encore pire : se réveiller dans une chambre d’hôpital et ne pas savoir du tout qui on est. Pfuittt ! Plus aucun souvenir ! C’est exactement ce qui arrivera à Chloe Daniels, et pour essayer de recouvrer la mémoire, elle devra se fier à son entourage... qui ne lui dira pas toujours la vérité.

Un thriller psychologique qu’on ne se rappellera peut-être pas très longtemps, mais qui, sur le coup, est assez divertissant !

De bonnes raisons pour mourir

► Morgan Audic, Éditions Albin Michel, 494 pages

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Il ne faut pas avoir froid aux yeux pour plonger dans ce polar, qui nous transporte directement à Pripiat. Oui, on parle bien de la ville qui a été évacuée en 1986 après la catastrophe de Tchernobyl. Un lieu apparemment toujours aussi sympathique, puisque le cadavre d’un homme sera retrouvé suspendu à l’un de ses édifices. Si on ajoute à cela le fait que la mère de cet homme a elle aussi été assassinée à un jet de pierre de là 30 ans plus tôt (soit la nuit où la centrale a explosé), on obtient un sacré bon polar.