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La course ne fait pas son âge

Mature runners running in a race
photo adobe stock

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L’activité physique n’a pas d’âge... et la course non plus ! Un corps actif et mobile, quel que soit son propre marqueur de temps, a une appréciable valeur ajoutée comparativement à un corps sédentaire et immobile.

Après leur 70e anniversaire, Gene Dykes et Ed Withlock se sont amusés à courir le mythique marathon de Boston sous les trois heures. Harriette Thompson, elle, a couru le 42,2 km de San Diego à l’âge de 92 ans. Plus près de nous, le Gaspésien Hervé Leblanc s’est récemment offert Boston pour son 80e anniversaire. Il a franchi la ligne d’arrivée autour de 4 heures 30 minutes. Un beau grand cadeau !

Et que dire de l’unique homme qu’est Jean Bouchard, un octogénaire de Québec privé du sens de la vue, qui entreprend plusieurs fois par année des parcours de 10 km ?

La preuve est faite que plusieurs « jeunes vieux » peuvent arriver à faire rougir de « vieux jeunes » par leurs réalisations. Vive la relativité qui permet à chacun d’être champion !

Qui souhaite courir court

Il est évi-temps (évident) qu’avec de mêmes qualité et quantité d’entraînement, le coureur de 20 ans part avec une longueur d’avance sur celui de 70 ans. Le corps humain évolue avec le temps.

Chez l’adulte, en théorie, plus la vie est jeune, plus les adaptations à l’entraînement, les adaptations physiologiques, sont rapides. Le cœur s’active et récupère plus rapidement, le processus ventilatoire impliquant les poumons suit le pas (de course !), les nutriments sont mieux métabolisés et les muscles se mobilisent plus efficacement. La flexibilité, la force, la vitesse et l’endurance du jeune coureur s’acquièrent, disons-le ainsi, plus facilement.

Voilà qu’avec la jeunesse viennent des avantages offerts presque gracieusement par le corps, tandis qu’avec la vieillesse, vient la sagesse. Quelque chose que jeunesse ne peut s’offrir sans beaucoup d’entraînement de vie !

Il faut être conscient que la course, même si elle a de grands bénéfices pour l’humain vieillissant, entre autres pour la santé osseuse, ne convient pas à tous. Parfois, le corps veut juste moins... ou ne veut juste plus.

Voilà pourquoi l’option de marcher devient assez intéressante. La marche a en effet moins d’impact sur les articulations blessées. Si la régularité se combine à quelques pointes d’intensité, marcher demeure une excellente idée. Ajouter quelques pas de course toutes les 5-10 minutes de marche, si le corps le tolère, est une « très beaucoup vraiment » excellente idée !

Les « sages » recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé

Une cumulation d’études scientifiques a mené l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à définir des lignes directrices « bonnes pour la santé » en matière d’activité­­­ physique, au-delà de la course.

Voici un résumé de celles-ci pour les personnes de 65 ans et plus:

  • Intégrer au moins 150 minutes d’activité physique de bonne intensité par semaine (essoufflement moyen à élevé) au moins 10 minutes à la fois.
  • Faire des exercices de renforcement impliquant les principaux groupes musculaires au minimum deux fois par semaine.
  • S’assurer d’améliorer ou de maintenir sa capacité à se tenir en équilibre.
  • Se respecter.

Bouger, c’est vivre

Voilà que l’activité physique, par la course ou non, a définitivement sa place dans plusieurs étapes du processus merveilleux qu’est la vie ! Dans le doute, un professionnel reconnu comme kinésiologue saura vous guider.

Bouger, c’est vivre !