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La montée du BMX

BMX
Photo courtoisie, FQSC

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Le simple plaisir de se déplacer en vélo, celui que l’on ressent dès l’âge de 2 ans, même sans pédaler aux commandes d’un trotteur, peut faire naître une passion pour le BMX, qui gagne de plus en plus d’adeptes.

Le BMX (Bicycle motocross) de course connaît une forte progression depuis sa première présence aux Jeux olympiques de Pékin en 2008 et l’apparition de plusieurs installations pour le pratiquer. La popularité du BMX « freestyle » devrait aussi entamer une ascension, prédit Sylvain Beaudoin, coordonnateur technique, secteur BMX, à la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC), à la suite de son baptême olympique de 2020.

Cette année, le nombre d’adeptes de BMX membres de la FQSC a augmenté de 20 %. « Le gros bassin de gens qui s’intéressent le plus au BMX sont âgés entre 7 et 14 ans environ », affirme M. Beaudoin, qui souligne aussi l’intérêt grandissant de leurs parents. Ceux-ci prennent de plus en plus part aux courses, et pas seulement pour accompagner leurs jeunes, mais pour bouger et développer l’esprit de famille.

Qu’est-ce qu’un BMX ?

« L’idée d’un BMX, c’est d’avoir un petit vélo maniable », explique Olivier Rousseau, directeur adjoint de Mathieu Performance, qui pratique le BMX depuis 20 ans. Voilà pourquoi les roues sont plus petites, de 16 ou 18 pouces pour les enfants et de 20 pouces chez les adultes. Les modèles « cruiser », quant à eux, arborent plutôt des roues de 24 pouces, qui sont moins sensibles au relief, plus rapides, plus confortables et pardonnent un peu plus.

BMX Redline.
Mathieu
Performance
Courtoisie
BMX Redline. Mathieu Performance

Une autre caractéristique des BMX est l’absence de suspension et de vitesses, car contrairement aux vélos de montagne, les BMX ne roulent pas sur des terrains jonchés de roches et de racines ou présentant de fortes dénivellations. Il s’agit plutôt d’asphalte, de terre battue, de bois, de béton, de courbes, de vallons, de sauts, etc.

« Nous n’apportons pas la même importance au confort et à la traction au sol, explique M. Rousseau et une vitesse fait généralement le travail si celle-ci est bien choisie », poursuit-il, rappelant que moins il y a de pièces sur un vélo, moins il y a de risques de bris et plus le vélo sera léger.

De plus, la selle d’un BMX sera gardée à son niveau le plus bas, afin d’avoir le plus d’espace possible pour manœuvrer. « Nous pédalons debout, donc, la hauteur du cadre a beaucoup moins d’importance et c’est la longueur du vélo qui devient notre indice de grandeur », explique M. Rousseau.

La géométrie du BMX, quant à elle, sera adaptée aux sportifs. Par exemple, chez un vélo de course, le triangle arrière sera plus long, tandis que l’angle de fourche sera plus ouvert de quelques degrés, pour une meilleure stabilité. Ces vélos en aluminium ou en carbone offriront un maximum de rigidité et de légèreté.

BMX We The People.
Mathieu Performance
Courtoisie
BMX We The People. Mathieu Performance

Dans le cas d’un vélo « freestyle », la solidité de l’acier qui a le pouvoir de se déformer et de reprendre sa forme sera recherchée. Bien que la géométrie peut varier d’une discipline à une autre (dirt, rampe, street, flat, etc.), en général, le triangle arrière sera plus court et celui de la fourche sera plus fermé.

Parfois, en « freestyle », les amateurs retirent les freins du vélo en quête d’autonomie, puis ils ajoutent des « pegs » ou repose-pied, pour faire des figures. En BMX de course, pour améliorer leurs performances, les cyclistes peuvent utiliser des souliers et pédales à clip.

En pistes !

Il existe différents types de pistes de BMX de course. Les pistes de niveau régional, provincial ou national pouvant accueillir des compétitions proposent des successions d’obstacles et de courbes, entre une grille de départ et une ligne d’arrivée. Puis on retrouve aussi des pistes récréatives, ainsi que les « pumptrack », ces parcours en continu, sans départ ni arrivée. Il suffit de consulter le fqsc.net/bmx/pistes-de-bmx pour connaître les pistes près de chez vous.

Le port du casque avec visière complète est recommandé en BMX de course, tout comme les vêtements longs, les gants et autres accessoires de protection selon les habiletés de chacun.

« Ça reste la pratique d’un sport extrême », affirme M. Beaudoin.

Puis en arrivant sur un site, « plutôt que de monter tout de suite sur le vélo », il suggère « de se donner la chance d’analyser le parcours et de commencer par les obstacles les plus simples, pour gagner confiance en soi ».