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«Les cœurs fidèles» de Liza Harkiolakis: belle ode à l’amitié

Liza Harkiolakis
Photo courtoisie, Julie Artacho Liza Harkiolakis

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Pour son tout premier roman, Les cœurs fidèles, la romancière québécoise Liza Harkiolakis s’est inspirée à la fois de son expérience de travail dans les chantiers miniers du Burkina Faso et des moments forts de sa vie de femme. Avec beaucoup d’humour et de sensibilité, elle propose une ode à l’amitié et à la force de la solidarité.

Sarah, l’héroïne du roman, met un terme à un amour à sens unique avec Charles, après trois ans d’attente. Laissant derrière ses deux meilleures amies, Marie et Florence, elle s’envole pour l’Afrique, pensant s’éloigner d’une vie qui ne répond plus à ses attentes.

Une fois sur place, elle rencontre Marc, un solide Québécois avec qui elle développera avec le temps une amitié amoureuse. Mais ce seront ses deux amies qui lui offriront le plus d’aide lorsqu’elle sera appelée à rentrer d’urgence au pays. Après la mort de sa mère, Sarah, encore une fois, devra reconstruire son univers.

Peine d’amitié

Liza Harkiolakis a eu envie d’écrire Les cœurs fidèles après avoir été témoin, il y a quelques années, de la grosse peine d’amitié d’une copine.

«Elle s’est rendu compte, en empruntant son téléphone parce que le sien était déchargé, que son amie avait un fil de discussion sur Messenger pour parler contre elle. Elle a été complètement atterrée par ça.»

<b><i>Les cœurs fidèles</i></b><br />
Liza Harkiolakis<br />
Éditions Hurtubise, 318 pages.
Photo courtoisie
Les cœurs fidèles
Liza Harkiolakis
Éditions Hurtubise, 318 pages.

Liza, en colère, a écrit plusieurs articles sur le sujet et trouvait cela inacceptable.

«Un soir, j’ai réalisé à quel point j’étais privilégiée d’avoir des amies qui étaient super cool. Et j’avais la conviction profonde que jamais elles n’allaient faire ça. J’étais super reconnaissante. L’idée du roman est venue comme ça : je l’ai écrit comme une ode à l’amitié.»

L’auteure a repris des événements de sa vie dans le roman, mais a créé les personnages de toute pièce. «Je ne voulais pas que ce soit autobiographique», ajoute-t-elle. Liza, comme Sarah, est allée travailler en Afrique, mais sa mère n’est pas décédée.

Son expérience africaine a été très positive. «Je suis partie à la suite d’une peine d’amour, donc ce bout-là est vrai. Depuis que je suis jeune, j’entends dire que l’Afrique, c’est la famine, la pauvreté. Quand je suis arrivée au Burkina Faso, j’ai découvert des femmes super fortes, avec un haut niveau d’éducation, et des gens qui voulaient améliorer leur avenir professionnel. C’était culturellement très intéressant, donc je trouvais ça intéressant d’en parler dans le livre. C’est une autre vision de l’Afrique.»

Ressemblance

Les histoires d’amour de Sarah n’ont pas toujours un «happy end»... ce qui ajoute une touche d’humour au récit. Est-ce que Sarah ressemble à Liza? «Ouain... quand même un peu!» lance-t-elle en s’esclaffant.

Elle est très contente de son expérience d’écriture. «Ça valait la peine de faire tout ça. Je suis super contente et je suis en train d’écrire le deuxième.»


►Les cœurs fidèles est le premier roman de Liza Harkiolakis.

►Elle est une personne-ressource pour les projets de démarrage en affaires de la Fondation Lise Watier, en Montérégie.