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Agréables turbulences

Présentée au Théâtre Petit Champlain, la pièce Boeing Boeing se veut une comédie estivale fort réussie

Jérôme (Emmanuel Bédard) se retrouve au cœur des turbulences générées par les amours complexes de son ami Charles (Simon Lepage). L’agente de bord québécoise Valérie (Frédérique Bradet) est une de ses trois conquêtes.
Photo courtoisie, Francis Vachon Jérôme (Emmanuel Bédard) se retrouve au cœur des turbulences générées par les amours complexes de son ami Charles (Simon Lepage). L’agente de bord québécoise Valérie (Frédérique Bradet) est une de ses trois conquêtes.

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Jouée un peu partout dans le monde depuis sa création en 1960, Boeing Boeing a fait ses preuves. La prémisse est amusante, propice à des moments d’humour, et le texte ne fait pas trop dans le cabotinage.

À l’affiche au Théâtre Petit Champlain jusqu’au 3 août, la comédie écrite par Marc Camelotti est bien construite et d’une grande efficacité.

Charles est un homme d’affaires.

Il vit à Québec et entretient des liaisons en parallèle avec des agentes de bord qui travaillent sur des fuseaux horaires différents.

Il réussit, avec l’aide de Berthe, sa bonne, à gérer la délicate opération. Jusqu’à ce que les vols des trois transporteurs aériens soient perturbés par des retards et des changements d’horaire.

Les trois femmes qu’il a promis d’épouser se retrouvent, tout à coup, au même endroit en même temps, et tout dérape joyeusement.

Jérôme, un ami du secondaire, qui vit en Abitibi, débarque chez Charles et se retrouve au cœur de la situation. Impressionné par ce que son ami vit et fasciné par la gestion de l’entreprise, il essaiera d’aider son ami.

Boeing Boeing décolle sur une entrée amusante avec les habituelles consignes émises avant le début d’une pièce. La comédienne Frédérique Bradet, qui joue l’agente de bord québécoise, présente les consignes, comme on le fait avant un décollage.

Une bonne colorée

Un des plaisirs de cette comédie repose sur le jeu de Jonathan Gagnon, qui joue le rôle de Berthe, la « bonne ». Le comédien offre une spectaculaire performance dans la peau de cette femme.

Chacune de ses apparitions déclenche les rires. Jonathan Gagnon est convaincant, solide, et il est assurément l’élément fort de cette comédie estivale.

Dans le rôle de Jérôme, l’ami, Emmanuel Bédard offre aussi une performance à souligner. Le comédien est très bon dans le rôle de cet homme naïf et qui n’a pas beaucoup d’assurance.

Frédérique Bradet, Carolanne Foucher et Mary-Lee Picknell personnifient, de belle façon, les trois agentes de bord.

La grande qualité de Boeing Boeing est d’éviter les pièges que l’on retrouve un peu trop souvent au théâtre d’été. Les comédiens, sauf Jonathan Gagnon, qui joue la bonne, ne surjouent pas trop.

La pièce, qui connaît un court passage à vide dans la première partie, est un des bons spectacles de théâtre d’été à l’affiche en ce moment.

L’humour est bien dosé, on évite le cabotinage et on ne va pas trop dans les excès. Boeing Boeing est une belle réussite. C’est amusant, bien joué et c’est fort sympathique.