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Jean-Michel Blais au FEQ: de la porte Saint-Jean à la reconnaissance planétaire

Jean-Michel Blais
Photo Ben Pelosse Jean-Michel Blais

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Pour gagner sa vie, lorsqu’il était étudiant, Jean-Michel Blais a joué de l’accordéon sous la porte Saint-Jean et du piano au restaurant La Scala. Son talent est aujourd’hui reconnu à l’échelle internationale.

Le pianiste originaire de Nicolet qui déploiera ses airs cinématographiques et néo-classiques, mardi soir, à l’Impérial Bell, a une relation spéciale avec la ville de Québec.

Il y a vécu entre 2004 et 2006 pendant ses études en éducation spécialisée au Collège Mérici.

«J’ai une relation particulière avec Québec. Je m’y sentais extrêmement bien et c’est une ville que je porte beaucoup dans mon cœur», a-t-il avoué, au cours d’un entretien.

À la Scala, où il se produisait deux soirs par semaine, en face du four à pizza, Jean-Michel Blais jouait des reprises d’Éric Lapointe et d’Isabelle Boulay, ainsi que le Piano Man de Billy Joel, des musiques de Yann Tiersen et d’Erik Satie, des airs classiques et jazz et des demandes spéciales.

«J’avais emprunté la chemise de mon coloc lors de ma première soirée. On m’a dit que j’avais été très bon, mais on m’a conseillé de prendre ma paie de la soirée et d’aller, le lendemain, magasiner chez Zara. J’ai compris, ce soir-là, qu’il y avait une façon de se présenter en public», a raconté le musicien en riant.

Le pianiste essayait, à travers ses interprétations, de jouer sa propre musique.

«C’était difficile dans ce contexte. J’ai beaucoup appris, toutefois, sur la façon d’offrir une musique de fond sans prendre trop de place», a-t-il fait remarquer.

Être soi-même

Depuis, les choses ont beaucoup changé. Jean-Michel Blais a lancé les albums Il et Dans ma main et le EP Eviction Sessions. Son talent est reconnu à l’échelle planétaire.

Plusieurs de ses pièces sont multimillionnaires sur Spotify, et il a remporté un prix, à Cannes, pour la musique du film Matthias et Maxime de Xavier Nolan. Il a mis la main, récemment, sur le Libera décerné au meilleur album de musique classique avec Dans ma main, lors d’un gala qui récompense les artistes indépendants à l’échelle mondiale.

«Je n’allais pas à un de mes cours de psychologie qui était sur la créativité, durant mes études à Mérici. Je préférais m’infiltrer dans l’auditorium pour aller jouer du piano. On m’a rapporté que le professeur avait parlé de moi durant un cours. Il a dit qu’à la place d’aller apprendre sur la créativité, je préférais être créatif. Ça m’avait touché», a-t-il raconté.

Jean-Michel Blais a constaté, à travers sa recherche artistique, l’importance de rester lui-même.

«Plus tu vas dans l’authenticité, plus tu restes local et plus tu tombes dans l’universalité des choses», a-t-il mentionné.


Jean-Michel Blais se produit le mardi 9 juillet, à 21 h 10, à l’Impérial Bell.