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Des fraudeurs utilisent le réseau Facebook

Des publicités ciblées servent à attirer des victimes

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Longtemps associées à la vente par téléphone, des entreprises aux mauvaises intentions migrent maintenant vers Facebook pour appâter leurs victimes en promettant des économies monstres en matière d’énergie.

 

« Économisez 50 % sur votre facture d’énergie », « Jusqu’à 5000 $ de subvention pour votre maison », il ne suffit parfois que de quelques recherches sur internet au sujet des thermopompes, par exemple, pour voir apparaître ce type de publicités alléchantes sur son fil d’actualité du réseau social Facebook.

« C’est un phénomène relativement nouveau, explique le porte-parole de l’Office de protection du consommateur (OPC), Charles Tanguay. Il s’agit de publicités ciblées qui jouent sur la possibilité de diminuer sa facture d’électricité et sur le fait que des subventions peuvent être disponibles. On invite les propriétaires à remplir un formulaire afin qu’ils puissent savoir s’ils sont “éligibles”, mais en donnant très peu de détails sur le “programme” en question. »

Le client reçoit ensuite la visite d’un vendeur itinérant qui, souvent, s’adonne à de la vente sous pression. Par exemple, il peut exiger la signature immédiate d’un contrat ou que des travaux supplémentaires soient effectués pour bénéficier de l’offre, ce que déplore l’OPC.

L’intervenant en défense des droits de l’organisme Service d’aide aux consommateurs, Sébastien Bois, pense à l’histoire d’un propriétaire qui s’est fait rouler en participant au tirage d’une thermopompe sur Facebook. Trois jours plus tard, l’appareil était installé, mais il avait dû faire faire d’autres travaux fortement suggérés par l’entreprise afin de pouvoir obtenir le produit.

Trop beau pour être vrai

« Par exemple, il a payé 3000 $ pour faire remplacer de la laine minérale, alors qu’on estime les travaux à au plus 800 $ », précise M. Bois.

Malgré cette migration vers les réseaux sociaux, la vente par téléphone est toujours bien présente, avec des commerçants dont les noms peuvent souvent prêter à confusion avec des entités gouvernementales, indique l’OPC.

« Si l’offre est trop belle, méfiez-vous. Ne signez jamais le jour même et rappelez-vous que vous avez 10 jours pour annuler le contrat puisqu’il s’agit d’une vente itinérante », conseille M. Bois.