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Transfert au réseau francophone: la CSEM déboutée

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Deux écoles de la Commission scolaire English-Montréal seront transférées au réseau francophone, au grand dam de sa présidente qui assure toutefois que son combat est loin d’être terminé. 

« Nous sommes déçus de la décision [de la cour], nous allons regarder si, sur le fond de notre cause, il y a une raison qui pourrait faire en sorte que le tribunal nous donne raison et arrêter le transfert », a commenté lundi la présidente de la Commission scolaire English-Montréal (CSEM), Angela Mancini. 

Un peu plus tôt, une juge venait de la débouter, elle qui avait saisi d’urgence les tribunaux la semaine dernière afin d’empêcher le transfert.

  • ÉCOUTEZ l'entrevue avec Angela Mancini à l'émission Le 6 à 9 de Caroline et Maka sur QUB radio :

Sous-occupées 

Il y a quelques semaines, le ministre de l’Éducation du Québec, Jean-François Roberge, avait annoncé que les écoles General Vanier et John Paul I, dans l’arrondissement de Saint-Léonard, à Montréal, allaient joindre la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île. 

Ce transfert découle d’un manque de place dans le réseau francophone, tandis que les deux écoles anglophones visées étaient sous-occupées.  

En contrepartie, le gouvernement va verser un peu plus de 3,4 millions $ à la CSEM. 

« C’est quand même des montants qui ne sont pas très élevés », a dit Mme Mancini. 

Pas d’urgence  

Or, la CSEM avait rétorqué qu’un tel changement irait à l’encontre de la Charte canadienne des droits et libertés. Cette dernière, plaidait-elle, garantit aux minorités linguistiques le droit d’être instruites dans leur langue maternelle.  

Sauf qu’elle n’a pas réussi à prouver l’urgence de la situation, une condition essentielle à l’octroi d’une injonction. 

« L’urgence doit être immédiate et le tribunal doit être satisfait que les droits de la CSEM seront irrémédiablement perdus ou affectés sérieusement si on laisse écouler le temps [jusqu’à l’audience sur le fond] », a dit la juge Dominique Poulin. 

À moins de deux mois de la rentrée scolaire et à la lumière de cette décision favorable au gouvernement, le ministre Roberge a demandé à la CSEM « d’amorcer les démarches administratives en vue du transfert des écoles ». 

« Tous les élèves, qu’ils soient anglophones ou francophones, ont droit à une éducation de qualité dans des locaux dignes de ce nom », a-t-il fait savoir. 

Mme Mancini a assuré que le combat judiciaire n’était pas terminé, puisque la cour doit encore trancher sur l’annulation du décret gouvernemental.

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