/entertainment/movies
Navigation

Un Menteur qui tient ses promesses

La comédie réunit tous les ingrédients d’un succès estival

Menteur
Photo courtoisie, Films Séville Louis-José Houde risque de faire un tabac dans la comédie Menteur qui prend l’affiche mercredi au Québec.

Coup d'oeil sur cet article

Louis-José Houde et Antoine Bertrand forment un duo comique irrésistible dans Menteur, la nouvelle comédie du réalisateur Émile Gaudreault qui devrait cartonner dans les salles de cinéma de la province cet été.

La comédie de l’été ? Il est encore trop tôt pour le dire et rien ne peut garantir un succès au box-office. Sur papier, par contre, on peut déjà affirmer sans se tromper que cette nouvelle comédie d’Émile Gaudreault (De père en flic 1 et 2, Le sens de l’humour) possède tous les ingrédients d’un succès estival : un duo de comédiens populaires (Louis-José Houde et Antoine Bertrand), une intrigue originale et de formidables numéros comiques servis par une belle brochette d’acteurs de soutien (dont Anne-Élisabeth Bossé, Luc Senay et Véronique Le Flaguais).

Mésaventures

Neuvième long métrage du réalisateur Émile Gaudreault, un expert en comédie, Menteur relate les mésaventures de Simon (Louis-José Houde), un menteur compulsif aussi détestable qu’attachant qui voit tous les mensonges qu’il a racontés dans sa vie devenir soudainement réalité. Alors que les petites et les grosses catastrophes s’accumulent autour de lui, Simon devra trouver une façon de « défaire » ces mensonges qui minent sa vie et celle de ses proches. Il bénéficiera de l’aide de son frère jumeau malchanceux (Antoine Bertrand) et d’une nouvelle collègue de travail qui n’a pas la langue dans sa poche (Catherine Chabot).

Menteur
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits

On reproche souvent aux comédies québécoises de manquer d’audace ou d’originalité. Ce n’est certainement pas le cas avec Menteur. Pour la première fois de sa carrière, Émile Gaudreault creuse le filon de la comédie fantaisiste — un genre peu exploité jusqu’à maintenant au Québec — et force est de constater que son film atteint sa cible.

Les comparaisons avec d’autres films américains du même genre sont inévitables. On pense particulièrement à la comédie Menteur, menteur dans laquelle Jim Carrey jouait aussi un mythomane invétéré. Mais en fin de compte, le Menteur d’Émile Gaudreault n’a rien à voir (et pas grand-chose à envier) à celui de Jim Carrey.

Un tandem efficace

Sous les traits de deux frères jumeaux (une idée qui fait automatiquement sourire), Louis-José Houde et Antoine Bertrand se révèlent un duo comique particulièrement efficace. Et ils sont bien entourés par une galerie de personnages colorés et amusants.

Anne-Élisabeth Bossé vole le show à plusieurs reprises dans le rôle d’une jeune femme très émotive qui a quelques secrets à révéler. Geneviève Schmidt soulève aussi plusieurs rires dans la peau d’une patronne un peu trop sur le party. Mention spéciale également à la pétillante Catherine Chabot, une des belles révélations du film.

Comme les films précédents de Gaudreault, Menteur s’appuie sur des dialogues mordants et bien écrits, livrés par des comédiens qui ont le sens du rythme. L’enchaînement des mensonges qui se concrétisent apporte son lot de rebondissements et de scènes hilarantes (il faut voir Louis-José Houde devenir subitement un expert en danse jazz), même si le concept du film s’essouffle un peu dans la dernière partie. Il reste que dans l’ensemble, ce Menteur tient plutôt bien ses promesses.

Menteur

★★★ ½

♦ Un film d’Émile Gaudreault

♦ Avec Louis-José Houde, Anttoine Bertrand, Catherine Chabot et Anne-Élizabeth Bossé. À l’affiche mercredi