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Le flambeau est passé

Quarante ans après sa création, Broue renaît avec une toute nouvelle distribution

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C’est reparti pour Broue ! Il y avait beaucoup de fébrilité et d’émotion dans l’air au Théâtre du Vieux-Terrebonne, mardi soir, alors que Benoît Brière, Martin Drainville et Luc Guérin donnaient officiellement le coup d’envoi à la deuxième vie de la mythique pièce de théâtre, en présence des acteurs de la première heure, Michel Côté, Marcel Gauthier et Marc Messier.

On a bien sûr souligné le moment en début de représentation, avec un mot de bienvenue de Martin Drainville.

« On n’est pas sur les nerfs du tout, Benoît, Luc et moi... Si on a été malades toute la journée, ça n’a rien à voir ! », a blagué l’acteur, avant de demander aux spectateurs combien d’entre eux avaient déjà assisté au spectacle depuis la naissance de celui-ci, en 1979.

Brière, Drainville et Guérin avaient rodé leur matériel à une vingtaine de reprises en début d’été avant de se commettre devant collègues et amis, mardi.

« Ce soir, nous, c’est notre 22e fois. C’est le premier 22 qui est long, après, ça va vite... », a crâné Martin Drainville, en guise de clin d’œil aux 3322 prestations offertes par l’équipe fondatrice.

On le pressentait dès l’annonce de la distribution de ce Broue revampé, en novembre dernier, mais on peut le confirmer avec bonheur : le génie comique de Benoît Brière (toujours extraordinaire, qui a provoqué les exclamations dès son entrée en scène dans la peau de l’itinérant Verrue, qui s’obstine avec le mobilier de la taverne), Martin Drainville et Luc Guérin (tout aussi remarquables) colle parfaitement à l’univers de la comédie quadragénaire.

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Les inconditionnels de Broue ne seront pas dépaysés en retrempant dans les différentes saynètes, toujours campées dans le contexte préréférendum de 1980, à la veille de l’entrée des femmes dans les tavernes.

Or, certaines répliques trouvent encore résonnance quatre décennies plus tard. « On pourra pus s’exprimer ! », lance à un certain moment le Pointu de Martin Drainville, alias « Le pompier » (et son mémorable quolibet « Rgardes-y ‘a face » !).

Les multiples personnages de l’histoire ont été répartis entre les trois interprètes, sans qu’aucun d’eux ne soit attitré à l’un des comédiens antérieurs en particulier. Décors, costumes et musiques ont bien sûr été rafraichis, mais les dialogues, très peu (avec des références à Berri-de-Montigny et Old Orchard), et l’esprit général de l’histoire, absolument pas.


Broue est présentée tout l’été au Théâtre du Vieux-Terrebonne et partira ensuite en tournée au Québec. Pour informations : broue.ca.

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