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Luc Brodeur-Jourdain déjà de retour

Luc Brodeur-Jourdain
Photo Agence QMI, Joël Lemay Luc Brodeur-Jourdain

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MONTRÉAL – La réflexion a été d’une courte durée pour Luc Brodeur-Jourdain. Seulement quelques jours après avoir annoncé sa retraite et laissé entendre que la carrière d’entraîneur n’était pas compatible avec sa vie de famille, le Québécois a accepté le rôle d’instructeur adjoint de la ligne offensive chez les Alouettes de Montréal.

Ayant déjà travaillé avec l’entraîneur de la ligne offensive Paul Dunn depuis le début de la saison, «LBJ» a confessé qu’avant même de faire son entrée sur le terrain samedi dernier pour disputer son dernier match en carrière, il avait une entente avec l’équipe.

«Ça s’est réglé la journée du match. Il fallait tout de même que je m’assoie avec ma femme pour en discuter de façon beaucoup plus approfondie. Après le match, je me suis couché à 5 h du matin!» a-t-il révélé, mardi, au terme de son premier entraînement dans son nouveau rôle.

Père de famille, l’ancien joueur de ligne n’a jamais caché que le seul obstacle qui pouvait l’empêcher de faire le saut était l’horaire. Il a tenu à remercier le club, qui a été compréhensif, et sa conjointe, qui l’appuie totalement dans ses démarches.

«L’organisation a été très clémente à mon endroit en ce qui a trait à l’horaire quotidien. Ma conjointe a été très compréhensive. Il fallait voir si dans la réalité du quotidien, c’était possible. C’est sûr que c’est beaucoup plus de pression sur ses épaules à elle, mais je vais lui retourner la faveur lors de la saison morte.»

«Et puis j’ai le feu sacré et je veux aider l’équipe au maximum de mes capacités», a-t-il ajouté.

Adaptation

C’est bien connu: Brodeur-Jourdain était un joueur très vocal sur le terrain et il se plaisait à distribuer les conseils. En donnant un coup de main à Dunn au sein de l’équipe d’instructeurs, il pourra continuer de le faire.

Cela dit, son nouveau rôle vient avec beaucoup plus de responsabilités. L’ancien du Rouge et Or de l’Université Laval compte bien faire honneur à la profession et mériter le respect de ses joueurs, même s’il doit apprendre un tout nouveau métier.

«Le travail d’entraîneur, c’est beaucoup plus de préparation. Les joueurs ont des attentes. C’est à toi à travailler les exercices qui seront exécutés sur le terrain pendant l’entraînement.»

«Lorsque tu es joueur, les entraîneurs planifient ta journée. Tout ce que tu as à faire, c’est lire le tableau. Toute l’information est là. Lorsque tu es dans les souliers de l’entraîneur, tu te dois de fabriquer cet horaire-là. Tu dois fabriquer un plan. Ça demande une quantité astronomique de temps pour regarder les bandes vidéo», a-t-il avancé.

Il estime par ailleurs qu’il aura un excellent professeur en Dunn, même si ce dernier doit lui-même s’adapter à la réalité du football canadien.

«C’est quand même quelqu’un qui a plus de 30 ans d’expérience comme entraîneur. J’ai beaucoup à apprendre dans la préparation, une facette que je ne connais pas. C’est un nouveau monde. C’est une chose de donner des conseils sur le terrain, mais c’en est toute une autre de planifier les rencontres, de fabriquer un plan de match et d’avoir des idées.»

Les Alouettes ont rendez-vous avec le Rouge et Noir, samedi après-midi, à Ottawa.