/finance/business
Navigation

Bombardier a supprimé 23 200 emplois en cinq ans

Coup d'oeil sur cet article

Les nouvelles mises à pied annoncées par Bombardier à ses usines de La Pocatière et de Thunder Bay s’ajoutent à une longue liste de compressions d ’effectifs de la multinationale québécoise au cours des dernières années.

À Thunder Bay, ce sont près de 550 travailleurs qui perdront leur emploi. La compagnie affirme qu’elle n’a plus les contrats pour maintenir en place ses employés.

Depuis cinq ans, Bombardier a licencié 23 200 travailleurs partout à travers le monde, l’équivalent de 30 % de ses effectifs.

Retour dans le passé

En janvier 2015, la compagnie supprime 1000 emplois en raison des ventes d’avions d’affaires qui tournent au ralenti. 

Trois mois plus tard, en mai, plus de 1700 licenciements sont annoncés.

Puis, en février 2016, Bombardier sabre 7000 emplois parce que le programme de la CSeries devient un gouffre financier.

La cure minceur se poursuit en octobre de la même année, avec près de 7500 emplois supprimés. Bombardier espère ainsi économiser 300 millions $.

En novembre de l’année dernière, Bombardier annonce une nouvelle restructuration majeure dans son secteur aéronautique : 5000 employés se retrouvent le bec à l’eau.

Plus récemment, Bombardier annonce en juin que 400 emplois sont à risque avec la vente du programme d’avions CRJ à Mitsubishi.

Objectifs financiers ratés

En supprimant ainsi 23 200 postes au sein de l’entreprise, Bombardier espérait retrouver le chemin de la profitabilité dès 2020. Or on apprenait, il y a quelques semaines, que ces objectifs financiers ne tenaient plus.

Bombardier pourrait repousser l’atteinte de la profitabilité à une date ultérieure; la compagnie doit annoncer au cours des prochains mois ses nouveaux objectifs financiers.