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David Saint-Jacques souhaite travailler encore pour la NASA

L’astronaute a été accueilli en héros à l’Agence spatiale canadienne de Longueuil

David  Saint-Jacques
Photo Chantal Poirier L’astronaute David Saint-Jacques (à gauche), aux côtés du ministre fédéral Navdeep Bains, a voulu faire une démonstration de l’espace dont il disposait dans sa cabine au décollage de sa fusée à une petite fille, Sophie Gentile, qui lui posait la question, mercredi.

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« Allô Houston, est-ce que vous me recevez ? » L’astronaute David Saint-Jacques espère pouvoir un jour répondre à cette question, puisqu’il souhaite maintenant aider ses collègues qui seront dans l’espace.

L’ingénieur, astrophysicien et médecin de famille n’a pas l’intention de prendre de pause après son retour de la Station spatiale internationale, où il a passé 204 jours dans l’espace, un record pour un astronaute canadien.

« Pour le moment, mon objectif, c’est de me rétablir correctement et redevenir un membre actif dans le corps des astronautes », a-t-il affirmé à l’occasion de sa première apparition en public au Québec, mercredi, au siège social de l’Agence spatiale canadienne, dans l’arrondissement de Saint-Hubert, à Longueuil.

M. Saint-Jacques compte éventuellement retourner à Houston, au Texas, au centre principal de la NASA, afin de refaire ses certifications d’astronaute en vue de devenir « capcom » (agent de liaison), soit la personne sur Terre chargée de communiquer avec les capsules spatiales.

« De pouvoir parler à mes copains en orbite, je pense que je vais voir ça d’un œil complètement différent maintenant », a-t-il fait valoir au moment de retrouver ses collègues, qu’il souhaite continuer d’aider.

Rock star

Plus d’une centaine d’entre eux l’ont accueilli en rock star lorsqu’il est entré, vêtu de sa combinaison bleue, avec sa femme, par le hall principal de l’Agence spatiale canadienne. Son pas décidé témoignait de l’amélioration de son état de santé depuis son atterrissage au Kazakhstan, en Asie, le 20 juin.

Le père de famille continue toutefois de ressentir certains effets secondaires dus à son long séjour en apesanteur, dont une forme de déséquilibre lorsqu’il ferme les yeux.

« Là, je peux me tenir debout parce que je vois où sont le haut et le bas, mais une fois que je ferme les yeux, je sens un léger balancement », a expliqué l’astronaute de 49 ans lors d’une conférence aux côtés du ministre fédéral de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains.

Malgré tout, David Saint-Jacques estime se rétablir plutôt bien.

Sans regrets ni remords

« Il y a trois ou quatre jours, j’ai pris ma fille sur mes épaules, je me pensais assez stable. Donc, je me suis dit que c’était un retour à la normale », a-t-il souligné.

S’il compte prendre une pause de voyage pour un certain temps, M. Saint-Jacques estime qu’il n’a pas le « blues » d’être revenu sur Terre.

« J’ai eu la chance d’accomplir tout ce que j’avais la chance d’accomplir. Je suis parti sans regrets ni remords », a-t-il dit.

En plus de revoir certains proches, il a pu se rendre au chalet de ses parents sur le bord du lac des Deux Montagnes. C’est ce qu’il avait le plus hâte de faire à son retour dans la province.

« J’ai voyagé beaucoup, mais ce sont les endroits qu’on aime que l’on trouve les plus beaux », souligne David Saint-Jacques, songeur.