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[PHOTOS] FEQ: Buddy Guy et du câline de (bon vieux) blues

Buddy Guy divertit place George-V de toutes les manières

Héritier des Muddy Waters et John Lee Hooker, parrain des Éric Clapton et Stevie Ray Vaughn, le légendaire Buddy Guy a gardé le blues bien en vie, mercredi soir, à place George-V.
Photo Stevens LeBlanc Héritier des Muddy Waters et John Lee Hooker, parrain des Éric Clapton et Stevie Ray Vaughn, le légendaire Buddy Guy a gardé le blues bien en vie, mercredi soir, à place George-V.

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C’est bien beau le hip-hop, l’électro mais le blues, le bon vieux blues réconfortant, il faut encore qu’il se « jouse ». Or, qui de mieux pour nous en offrir une bonne rasade par un beau soir d’été que le légendaire Buddy Guy.

Héritier des Muddy Waters et John Lee Hooker, parrain des Éric Clapton et Stevie Ray Vaughn, le légendaire Buddy Guy a gardé le blues bien en vie, mercredi soir, à place George-V.
Photo Stevens LeBlanc

Du haut de ses 82 ans (presque 83), le bluesman de Chicago a présidé avec l’assurance tranquille du gars qui a vu neiger, mercredi, une soirée qui réunissait trois générations de virtuoses de la six cordes : lui, Steve Hill et le jeune prodige de 16 ans, Brandon «Taz» Niederauer.

Héritier des Muddy Waters et John Lee Hooker, parrain des Éric Clapton et Stevie Ray Vaughn, le légendaire Buddy Guy a gardé le blues bien en vie, mercredi soir, à place George-V.
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Non, Buddy Guy n’est plus une jeunesse et n’a plus la fougue d’antan. Oui, il donne encore tout un show. Il compense l’énergie qui s’enfuit par son humour et, bien sûr, par sa façon bien à lui d’extraire des sons de toutes les manières possibles de sa Fender Stratocaster : d’une seule main au manche, avec l’avant-bras, en la frottant contre son ventre, avec une baguette pendant qu’elle reposait sur un ampli, avec une serviette, derrière son dos, avec ses fesses.

Héritier des Muddy Waters et John Lee Hooker, parrain des Éric Clapton et Stevie Ray Vaughn, le légendaire Buddy Guy a gardé le blues bien en vie, mercredi soir, à place George-V.
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Un virtuose divertissant, qui a cette craquante façon de fouiller dans sa mémoire et en déterrer des anecdotes de ses belles années, racontées en pointant avec le sourire la foule du doigt. 

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Le public, parmi lequel se trouvait le rockeur Éric Lapointe, était emballé. 

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«This is the blues»

Buddy Guy a aussi vite rappelé sa mission : garder le style qui a fait sa renommée bien en vie.

«This is the blues», a-t-il annoncé, d’un ton péremptoire, après avoir aligné les Damn Right I’ve Got The Blues, Hoochie Coochie Man et I Just Want To Make Love To You.

Contrairement à d’autres virtuoses, Buddy Guy ne joue pas dans sa bulle et il passe le puck plus souvent qu’à son tour aux quatre musiciens de haut niveau qui l’accompagnent.

De plus, ce qui ne gâche rien, il aime dialoguer avec le public et le faire rire. «Ce n’est pas moi qui ai écrit la maudite toune», s’est-il ainsi écrié pour se disculper pendant Cheaper to Keep Her, un titre au texte assez macho, merci.

Tant de talent et de générosité à un âge avancé. Respect !

Hill : fascinant homme-orchestre

«Est-ce que vous croyez encore au rock and roll?», a demandé Steve Hill dans les derniers milles de sa dynamique prestation de mi-soirée. La réponse de la foule, déjà conquise par l’agilité déployée par l’homme-orchestre, a été sans équivoque.

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Photo Stevens LeBlanc

Devant une foule considérable, le rockeur québécois a fait mouche. Entre décharge rock et blues sulfureux, Hill a joué sur tous les tons de son style musical fétiche à travers les pièces de ses albums Solo Recordings.

Il reste que c’est son habileté à jouer de la guitare et de la batterie en même temps, grâce à son astucieux système de baguette fixée au bout du manche de sa six cordes, qui fascine toujours autant. Comment diable peut-il garder le rythme pendant une heure tout en chantant?

Héritier des Muddy Waters et John Lee Hooker, parrain des Éric Clapton et Stevie Ray Vaughn, le légendaire Buddy Guy a gardé le blues bien en vie, mercredi soir, à place George-V.
Photo Stevens LeBlanc

Prodige de début de soirée

Seize ans et déjà le bagout et l’assurance d’un vieux routier. «J’espère qu’on va vous satisfaire», a dit le jeune prodige Brandon «Taz» Niederauer avant une éloquente démonstration de son talent encore naissant, mais déjà épatant, à 19h. 

Non satisfait de manier la guitare avec une dextérité à rendre jaloux des vétérans, Niederauer avait du neuf à déballer. Quatre des cinq chansons au programme, à l’exception d’une reprise de Soul Sacrifice de Santana, étaient des compositions originales. 

Certes, l’ensemble demeure encore linéaire et le kid devra apprendre à circonscrire ses solos, mais Buddy Guy peut dormir en paix. Entre des mains aussi agiles, le blues-rock ne mourra pas de sitôt.