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Ford inflexible face à Legault

L’Ontario rejette à nouveau l’idée d’importer de l’hydroélectricité québécoise

Doug Ford
Photo d'archives, Agence QMI Doug Ford

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​SASKATOON | François Legault a récemment promis un « deal » impossible à refuser pour convaincre l’Ontario d’importer de l’hydroélectricité québécoise, mais le premier ministre Doug Ford maintient une opposition ferme face aux avances du Québec.

« Pour l’instant, c’est un non », a reconnu le premier ministre François Legault au terme d’une rencontre en tête à tête avec son homologue ontarien mercredi matin, en marge du Conseil de la fédération qui s’ouvrait à Saskatoon.

C’était la seconde fois que M. Legault essuyait un refus du premier ministre ontarien, après avoir proposé en novembre d’exporter de l’hydroélectricité québécoise en Ontario.

Mais M. Legault avait promis de revenir à la charge, lors du conseil général de sa formation politique en mai dernier. « J’ai un deal, comme le disait le Parrain, que les Ontariens ne vont pas pouvoir refuser : de l’énergie moins chère et de l’énergie propre », avait-il alors déclaré.

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Moins coûteux

Malgré ce second refus, le premier ministre ne perd pas espoir de convaincre M. Ford, notamment parce que l’Ontario doit rénover à grands frais certaines de ses centrales nucléaires vieillissantes.

« Ce serait moins coûteux d’avoir de l’hydroélectricité qui provient soit du Québec, soit de Terre-Neuve-et-Labrador », fait valoir François Legault.

Quant aux emplois en jeu dans la rénovation de ces centrales nucléaires, le premier ministre souligne que la « situation de l’emploi est en train de changer », avec les bas taux de chômage.

« Non ferme »

Interpellé en point de presse avant la rencontre, Doug Ford a évité de se prononcer, se contentant d’affirmer que M. Legault et lui s’entendent « phénoménalement bien ».

Son attachée de presse a toutefois jeté une douche froide sur les espoirs du Québec. « C’est pas mal un “non” ferme à ce moment-ci », a déclaré Ivana Yelich.

Immigration

François Legault a toutefois obtenu l’appui des premiers ministres provinciaux et territoriaux pour réclamer que le gouvernement fédéral hausse le pourcentage d’immigrants économiques que les provinces peuvent accueillir. Les provinces souhaitent faire passer à 65 % le nombre de candidats admis dans cette catégorie.

Pour le Québec, qui accueille environ 60 % d’immigrants économiques, cela signifie de réduire d’autant le nombre de réfugiés et les candidats admis, en vertu du programme de réunification familiale.

L’Ontario, où la proportion d’immigrants économiques atteint 54 %, prévoit plutôt augmenter le nombre total d’immigrants admis annuellement.