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Un meurtrier raciste qui a tué sa voisine obtient sa semi-liberté après 26 ans

Les meurtres haineux de Bercuhi Leylekoglu et de sa fille Talin, en mai 1992, avaient causé tout un émoi, surtout lorsqu’il a été découvert que l’assassin avait agi par racisme, jalousie et envie.
Photos d’archives Les meurtres haineux de Bercuhi Leylekoglu et de sa fille Talin, en mai 1992, avaient causé tout un émoi, surtout lorsqu’il a été découvert que l’assassin avait agi par racisme, jalousie et envie.

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Un raciste qui a assassiné sa voisine arménienne et sa fille de 2 ans dans leur résidence de Brossard a obtenu sa semi-liberté après 26 ans passés au pénitencier, même s’il clame encore son innocence.

« L’ensemble des intervenants à votre dossier sont d’opinion que vous représentez un faible risque de récidive, tout comme la dangerosité sociale », peut-on lire dans une récente décision de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) dont Le Journal a obtenu copie.

Bercuhi Leylekoglu
Photo d'archives
Bercuhi Leylekoglu
Talin
Photo d'archives
Talin

Denis Paulet, maintenant âgé de 72 ans, croupit depuis plus de deux décennies dans un pénitencier fédéral pour les meurtres haineux de Bercuhi Leylekoglu et de sa fille Talin, perpétrés en 1992. Motivé par le racisme, la jalousie et une envie malsaine, le résident de Brossard s’en était sauvagement pris à ses voisines.

Denis Paulet, Assassin
Photo d'archives
Denis Paulet, Assassin

Gagner la confiance

« Ça nous écœurait de voir ces importés qui avaient des jobs pendant que nous autres on avait que du B.S. », avait expliqué Paulet aux enquêteurs, lors de son interrogatoire.

Dans les jours précédant l’horreur, Paulet avait préparé un plan pour gagner la confiance de sa future victime : il a dégonflé en cachette les pneus de sa voiture, pour ensuite se proposer de les réparer. Une fois cette étape franchie, Paulet était prêt à passer à l’acte.

« Accompagné de votre belle-mère, vous vous êtes présenté chez votre voisine afin de lui soutirer de l’argent, résument les commissaires de la CLCC. Vous l’avez ligotée et étranglée. Sa fille est également décédée par strangulation. »

Après avoir dérobé 4400 $ et pour brouiller les pistes, Paulet avait ensuite dessiné une croix gammée dans l’appartement afin de faire croire que son crime avait été commis par un groupe haineux, mais sans succès.

Comportement exemplaire

Déclaré coupable de deux meurtres prémédités, Paulet avait écopé l’année suivante de la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. Sa belle-mère avait aussi été condamnée à l’emprisonnement à perpétuité, avec au moins 13 ans à purger.

En 26 ans d’incarcération, Paulet a toutefois maintenu un comportement exemplaire. Et s’il avait au départ des problèmes à gérer sa colère, le tout s’est amélioré dans les dernières années.

« On note à votre dossier que vous clamez votre innocence [...], vous prétendez que [la déclaration aux policiers] a été faite sous la contrainte », notent toutefois les commissaires en ajoutant que l’assassin continue de blâmer sa belle-mère.

Malgré cela, Paulet a suffisamment cheminé pour être envoyé en maison de transition pendant six mois, a statué la CLCC. Il devra toutefois éviter les gens criminalisés et consulter un psychologue.

Au moindre bris de conditions, il pourrait être réincarcéré sur-le-champ. Et même s’il sortira du pénitencier, il restera sous le joug des services correctionnels jusqu’à sa mort.

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