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Un prédateur sexuel a piégé 102 jeunes victimes sur le web

L’homme de 39 ans a plaidé coupable à 160 chefs d’accusation jeudi à Sherbrooke

Pascal Montembeault au palais de justice de Sherbrooke à l’été 2017, après avoir été arrêté pour agression sexuelle.
Capture d'écran, TVA Nouvelles Pascal Montembeault au palais de justice de Sherbrooke à l’été 2017, après avoir été arrêté pour agression sexuelle.

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SHERBROOKE | Un homme de Trois-Rivières a plaidé coupable jeudi à 160 chefs d’accusation en lien avec de la pornographie juvénile impliquant 102 mineurs d’un peu partout au Québec, et même en France.

Pascal Montembeault a reconnu sa culpabilité pour leurre informatique, avoir rendu accessible du matériel sexuellement explicite, production et possession de pornographie juvénile, ainsi que pour incitation à des contacts sexuels, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke.

Ses victimes étaient presque toutes des filles âgées de 11 à 17 ans, mais des garçons font aussi partie du nombre.

Ses crimes ont eu lieu entre 2016 et 2017 et impliquaient des enfants provenant de Montréal, Sainte-Julie, Sherbrooke, Dolbeau-Mistassini, Shawinigan, Trois-Rivières, les Îles-de-la-Madeleine, et même de la France.

Arrêté en 2017

L’homme de 39 ans a d’abord été arrêté à l’été 2017.

Il a alors été accusé d’avoir commis des attouchements sexuels sur une adolescente de 14 ans de Sherbrooke qu’il avait rencontrée sur les réseaux sociaux.

Habitant Trois-Rivières, il avait parcouru 156 km pour se rendre en Estrie afin de rencontrer sa victime. Il a d’ailleurs plaidé coupable pour cet événement en janvier 2018.

Quelques jours après son arrestation, les policiers avaient fouillé son ordinateur pour finalement constater qu’il avait convaincu plusieurs mineurs de s’exhiber devant une webcam et de lui envoyer des photos de leurs parties intimes.

« Il les complimentait et leur demandait de porter une jupe sans sous-vêtements », a relaté la procureure, Me Marie-Line Ducharme, devant la juge Claire Desgens, jeudi.

« Il a demandé à plusieurs de ses victimes si elles voulaient avoir des relations sexuelles à trois », a-t-elle ajouté.

L’accusé est détenu à Sherbrooke depuis le 31 août 2017.

Sur les réseaux sociaux

Le Trifluvien avait toujours le même modus operandi : il trouvait ses victimes sur les réseaux sociaux, tels que Facebook, Skype et Ados rencontres, en se faisant passer pour un homme de 19 ans du nom de Marc-André Cormier.

« Lorsque ses victimes lui demandaient une photo, il en envoyait une de lui étant plus jeune. Il s’est même déjà servi de la photo d’un adolescent décédé qu’il avait trouvé dans un journal afin de se faire passer pour ce dernier », a indiqué la procureure.

Lorsqu’il avait leur confiance, Montembeault demandait à ses victimes de se photographier en faisant des gestes explicites ou même de les faire devant leur webcam.

Montembeault s’exhibait aussi devant elles, en plus de leur envoyer des photos.

Pour s’assurer que les adolescentes ne se fassent pas surprendre par leurs parents, il leur demandait de fermer le son de la caméra.


♦ Pascal Montembeault sera de retour en cour le 10 septembre pour la suite des procédures judiciaires.