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Inquiétudes autour du troisième lien à Lévis

Des résidents du secteur du parc de la Pointe-De-la-Martinière veulent des réponses

3e lien tunnel
Photo Simon Clark Paul Julien et sa voisine Marie-Hélène Samson ont exprimé des inquiétudes quant à l’avènement du futur troisième lien à proximité de leurs maisons, dans le secteur du parc de la Pointe-De-la-Martinière, à Lévis.

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Des résidents du secteur du parc de la Pointe-De-la-Martinière, à Lévis, s’inquiètent des effets du futur troisième lien sur leurs résidences ancestrales, sur leur qualité de vie et sur l’aspect naturel de l’endroit.

Paul Julien possède une maison construite en 1720. Sa résidence est située aux abords du parc, entre le boulevard Guillaume-Couture et le fleuve Saint-Laurent, à proximité de la route Lallemand.

Lundi soir, M. Julien s’est présenté au conseil municipal de Lévis pour exposer son point de vue.

«On parle d’un tracé (pour le troisième lien) de 10 km, dont un tunnel de 6,5 km. Quand on essaye de voir ça, on se dit : est-ce que ça passe sur nos propriétés? Devant nos propriétés? À côté? Est-ce que l’entrée du tunnel est au milieu du parc de la Martinière? Qu’est-ce que ça représente tout ça? s’est-il demandé. C’est devenu une grande source de stress pour nous. Il n’y a personne qui est venu nous rencontrer [...] On ne sait pas ce qui nous pend au bout du nez.»

Ce dernier a demandé au maire Gilles Lehouillier si la municipalité «s’engage à protéger le territoire agricole de ce secteur-là, protéger le patrimoine bâti et tout le caractère naturel du merveilleux parc de la Martinière».

Présente également au conseil municipal, sa voisine, Marie-Hélène Samson, a exprimé ses appréhensions dans un entretien avec Le Journal.

«De quelle façon on va être impacté? Est-ce que ça va être une expropriation? Est-ce qu’on va devenir voisins d’une autoroute? Est-ce que nos maisons vont disparaître? s’est-elle interrogée. On souhaiterait être informés et avoir des données précises.»

Lehouillier se veut rassurant

Se voulant rassurant, M Lehouillier a d’abord rappelé que c’est lui-même qui a recommandé, dès 1990, lorsqu’il était conseiller municipal, que ce parc soit décrété «zone de conservation».

Le maire a ajouté «qu’il y a fort à parier que le tunnel va sortir quelque part de l’autre côté de l’autoroute 20. Ce qui veut dire qu’il y a très peu de chances que le milieu urbain, entre l’autoroute 20 et la route 132 (boulevard Guillaume-Couture), soit affecté. Quelqu’un qui va passer sur la 132 ne verra même pas qu’il y a un tunnel».

Admettant que le gouvernement du Québec doit encore fournir de nombreuses précisions sur le mégaprojet, M. Lehouillier a ajouté que «ce tunnel-là ne pourra pas sortir aussi rapidement qu’on peut l’imaginer. Ça va être une longue portée».

«Projet très onéreux»

Ces propos n’ont pas totalement rassuré M. Julien. Selon lui, «c’est un projet (le tunnel) très onéreux. Ils vont essayer de réduire les coûts. Il y a un risque qu’éventuellement ils décident de faire un accès à la surface qui pourrait s’approcher de nos propriétés», a-t-il dit craindre.

Paul Julien a soigneusement évité de se prononcer sur la pertinence du troisième lien.

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